UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

Prix

Résultats de l’enquête prix

Enquête sur le panier de la ménagère : en 2012, la sarthe assez bien placée

Du 22 septembre au 6 octobre 2012, les enquêteurs bénévoles de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe ont relevé, de façon anonyme, les prix de 77 produits de marques nationales (61%), de marques de distributeurs (33%) et sans marque (6%), dans 29 magasins de grande distribution classique (Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc, Monoprix, …).
Le choix des produits a été défini afin de disposer d’un panier représentatif des dépenses des ménages en grandes surfaces (épicerie salée et sucrée, fruits et légumes, viande, poisson, produits d’entretien, produits de soins).
* L’indice de cherté, figurant dans le tableau, est calculé par rapport au coût moyen du panier de produits au niveau national. A l’indice 0 correspondra un caddy de 215 €. La colonne « indice de cherté » indique le niveau de prix du magasin, soit l’écart entre le prix payé dans ce magasin pour le caddy de 77 produits et le prix moyen des mêmes articles au niveau national.
Sur le plan national, le coût moyen d’un caddy est de 215 € toutes enseignes confondues. En Sarthe, il est de 209 €.

L’enquête révèle des écarts importants.

Le Centre Leclerc de Vouvray-sur-Loir est 9,2% moins cher (195 €) que la moyenne nationale, alors que Monoprix au Mans, est 12,8% plus cher (242 €). On relève un écart de 47 €, soit presque 27% entre les 2 caddys pour les mêmes produits !

Il est à noter que, la Sarthe reste dans une bonne moyenne (209 €). Paris et le Sud-Est de la France sont à 225 €. L’Orne est dans les moins chers de France avec un caddy à 205 €. Les Pays de la Loire restent tout de même assez bien placés.

Les résultats pour les magasins enquêtés en Sarthe

          *
Vouvray sur Loire Centre Leclerc ZAC du chêne vert 72500 195 € – 9,2
La Flèche Centre Leclerc 7 rue Henri Dunant 72220 197 € – 8,3
Sablé-sur-Sarthe Centre Leclerc Route du Mans 72300 198 € – 8,1
Le Mans Centre Leclerc Route de Bonnétable 72000 202 € – 6
  Carrefour CC Centre Sud 72100 203 € – 5,6
  Intermarché Super 204 av. Bollée 72000 203 € – 5,4
Conlie Super U Lieu-dit La Fosse 72240 204 € – 5,2
Arnage Super U CC Rive Sud 72230 204 €- – 5,1
Ecommoy Hyper U Lieu-dit Le Soleil 72220 205 € – 4,5
Le Mans Super U Av. de la Libération 72000 206 € – 4,2
La Chapelle-St-Aubin Auchan CC Auchan 72650 207 € – 3,9
La Flèche Carrefour Market Av. Rhin et Danube 72200 207 € – 3,9
Le Mans Carrefour Market 1 route de Bonnétable 72000 207 € – 3,9
  Intermarché Hyper CC Beauregard 72200 207 € – 3,9
La Suze-sur-Sarthe Super U ZC Les Trunedières 72210 207 € – 3,8
Changé Super U CC du Gran Pin 72560 207 € – 3,5
Allonnes Centre Leclerc CC Médicis 72700 208 € – 3,4
Bouloire Super U 129 rue Nationale 72440 211 € – 2,1
Le Mans Carrefour Market ZAC du Ribay pavillon 72000 211 € – 2,1
  Carrefour Market 168 rue d’Arnage 72100 211 € – 1,9
  Super U 154 av. Léon Bollée 72000 211 € – 1,8
  Carrefour Market 69 av. Louis Cordelet 72000 213 € – 0,8
  Carrefour Market 8 bd. Wilson Churchill 72100 214 € – 0,4
  Carrefour Market 66 av. Olivier Heuzé 72100 215 € – 0,1
  Carrefour Market 1/11 rue Auguste Piron 72100 216 € 0,5
Sablé-sur-Sarthe Carrefour Market Route de La Flèche 72300 216 € 0,3
  Super U Route de laval 72300 217 € 1
Coulaines Carrefour Market Rue de La Paix 72190 223 € 3,6
Le Mans Monoprix 30 Place de la République 72000 242 € 12,8

 

Un bénévole «invité » d’arrêter de relever les prix !

Dans un magasin du Mans, un de nos enquêteurs a été importuné et prié d’arrêter les relevés de prix..
Il faut savoir que la jurisprudence (un arrêt de la Cour de Cassation d’octobre 2011) indique que chacun et notamment « les associations de consommateurs », a le droit de noter des prix en magasin, sans fournir de justification.

 

Pascale Besnard, responsable enquêtes

20 mars 2013

Panier de l’été

L’UFC-Que Choisir lance un comparateur « panier de l’été », pour éviter les « coûts de chaud » de la grande distribution, l’association vous accompagne à la plage

Alors que l’été est souvent propice à des inflations injustifiées, l’UFC-Que Choisir publie aujourd’hui sur son site internet http://www.quechoisir.org/panier-ete une carte interactive, permettant aux consommateurs de localiser sur le littoral français les hyper et supermarchés les moins chers, afin qu’en cette période de crise le budget des courses ne grève pas celui des vacances …

Lire la suite : http://www.ufc-quechoisir-sarthe.fr/wp-content/uploads/2013/09/communique-de-presse-federation-ufc-que-choisir-panier-de-l-ete.pdf

23 août 2012

Panier de l’été en surchauffe

Panier de l’été en surchauffe : l’UFC-Que Choisir invite les aoutiens à ne pas mettre la concurrence en vacances !

Le comparateur de l’UFC-Que Choisir sur les prix dans les hyper et supermarchés du littoral, lancé en juin dernier dans le cadre de l’Observatoire de la Consommation, souligne en ce début du mois d’août que l’inflation ne connaît pas de trêve estivale. Ainsi, depuis juin, notre panier de l’été2 a subi une augmentation de 0,5%, soit le double de l’inflation mensuelle moyenne observée sur les deux dernières années !

Pour lire la suite : http://www.ufc-quechoisir-sarthe.fr/wp-content/uploads/2013/09/prix-panier-de-l-ete.pdf

 

Communiqué de presse UFC-Que Choisir du 7 août 2012

16 août 2012

Enquête prix grande distribution

Enquête prix grande distribution : la valse des étiquettes

Du 17 septembre au premier octobre 2011, les enquêteurs de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe ont visité anonymement 29 magasins de la grande distribution classique (Auchan, Carrefour, Leclerc, Monoprix, Super U, Carrefour Market…). Ils ont relevé les prix d’une soixantaine de produits de consommation courante, de marques nationales. Ces prix ont été relevés dans les rayons épiceries, boissons, surgelés, produits frais, hygiène beauté, bébé, animaux…Selon l’Insee, leur progression est de 3,4 % dans les hyper-marchés alors qu’ils avaient diminué de 0,7 % en 2010, et que l’inflation estimée pour 2011 ne devait pas dépasser 2,5 %.

Que révèle notre enquête ?

Notre enquête révèle qu’en réalité, pour un caddy de 56 produits d’utilisation courante, l’augmentation en Sarthe est de 6,5 % par rapport à 2010.

Cette hausse atteint même deux chiffres pour certains produits alimentaires. C’est le cas du café « Carte noire » 23,6 %, l’huile de tournesol « Fruidor » 15,5, « Nutella » 11,4.

Nationalement, le coût moyen d’un caddy de 56 produits est de 155 € 31 toutes enseignes confondues. L’indice de cherté est calculé par rapport à ce coût moyen. A l’indice 0 correspondra un caddy de 155 € 31.

Le magasin le plus cher en Sarthe, Monoprix du Mans, est à l’indice 11 (172 € 40).
Le magasin le moins cher, Leclerc de Sablé-sur-Sarthe, est à l’indice – 4,95 (147 € 55).
En Sarthe, il y a, pour un même caddy de 56 produits identiques, un écart de prix qui peut aller jusqu’à 24 € 85.

Sur les 29 magasins enquêtés, 21 ont un indice de cherté négatif, ce qui revient à dire qu’ils sont moins chers que la moyenne nationale. 7 seulement ont un indice positif. Il s’agit essentiellement des magasins « Carrefour Market » et « Monoprix ».
Comme tous les ans, nous constatons que faire ces courses en Sarthe, et plus généralement dans les Pays de la Loire, coûte moins cher que dans beaucoup d’autres départements.


Les niveaux de prix dans les 29 hypers et supermarchés enquêtés dans la Sarthe
 
Ville Enseigne Indice de cherté en %
Allonnes Leclerc – 4,22
Arnage Super U – 4,33
Beaumont-sur-Sarthe Super U – 2,17
Bouloire Super U – 2,57
Cérans-Foulletourte Carrefour Market 2,21
Changé Super U – 1,90
Coulaines Carrefour Market 6 ,01
Ecommoy Hyper U – 3,80
La Chapelle-st-Aubain Auchan – 2,19
La Flèche Carrefour market 0,22
  Leclerc – 2,87
La Suze-sur-Sarthe Super U – 3,08
Le Mans Carrefour – 2,21
  Carrefour Market
(rte de Bonnétable)
– 2,11
  Carrefour Market
(av. L-Cordelet)
0,27
  Carrefour Market
(bd. W-Churchill)
– 0,72
  Carrefour Market
(rue A-Piron)
2,54
  Carrefour Market
(rue d’Arnage)
– 0,35
  Carrefour Market
(av. O-Heuzé)
0,83
  Intermarché
(Beauregard)
– 2,03
  Intermarché
(av. Bollée)
– 3,72
  Leclerc – 3,13
  Monoprix 11
  Super U
(av. Bollée)
– 2,43
  Super U
(av. de la Libération)
– 2,50
Sablé-sur-Sarthe Carrefour Market 7,79
  Leclerc – 4,95
  Super U – 2,96
Vouvray-sur-Loir Leclerc – 4,36

 

7 mars 2012

Envolée des prix de la volaille

Envolée des prix de la volaille de 26 % en cinq ans : les consommateurs en ont assez de se faire plumer !

A la veille du Salon de l’Agriculture, l’UFC-Que Choisir démontre sur la base d’une analyse de l’évolution des prix du poulet et de la dinde en grandes surfaces, qu’éleveurs et consommateurs sont une nouvelle fois les dindons de la farce jouée par les intermédiaires qui leur confisquent la baisse continue observée sur les cinq derniers mois sur le prix agricole de la volaille.

http://www.ufc-quechoisir-sarthe.fr/wp-content/uploads/2013/09/prix-de-la-volaille–c-presse-ufc–23-02-2012.pdf

Communiqué de presse UFC-Que Choisir (février 2012)

6 mars 2012

Agro-alimentaire prix poids volume

Les stratégies fallacieuses de la distribution et des industriels de l’agro-alimentaire

Prix, poids, volume, quantité…

Les petites manœuvres de la grande distribution

Les produits agricoles
Plus d’un an après l’énorme flambée des prix des produits laitiers et céréaliers et alors que la loi de modernisation de l’économie (L.M.E.) est désormais entrée dans sa phase d’application, force est de constater que la chute des prix agricoles n’a pas été répercutée auprès des consommateurs.
Comme l’a encore affirmé récemment Alain Bazot, le président de l’UFC-Que Choisir, la grande distribution est la principale responsable de ces marges exorbitantes au détriment des consommateurs et des producteurs. Le rapport d’Éric Besson, alors secrétaire d’état chargé de la prospective, sur la formation des prix l’a clairement établi.
Quelques exemples pour illustrer le propos :
En 2008, le prix des céréales a baissé de 51%, mais le prix du pain est toujours à la hausse, le prix des oléagineux quant à lui a chuté de 38%,
Après avoir subi une diminution de 30% en un an, le litre de lait est actuellement acheté 0,20€ au producteur, soit le même prix qu’il y a 25 ans, alors que le lait entier est vendu, en moyenne, 1,05 € dans une bouteille de grande marque et entre 0,75 € et 0,95€ sous une marque de distributeur,
Entre 1990 et 2008, le prix payé aux éleveurs de bovins a baissé de 10%, à ceux de porcs de 5% et à ceux de volailles de 18% tandis que les prix payés par les consommateurs n’ont cessé d’augmenter durant la même période, respectivement de 48%, 26% et 19%.
Les achats par lots
Les consommateurs doivent se montrer plus vigilants que jamais quand ils font leurs courses dans les rayons des grandes surfaces. Chacun a pu constater que les produits vendus par lot, même s’ils sont catalogués en promotion, peuvent parfois se révéler plus chers que les mêmes produits achetés à l’unité. Par exemple, dans l’agglomération nantaise, on a repéré une « offre spéciale lot de 4 paquets » de pâtes Lustucru 38% plus chère qu’à l’unité.
Les formats économiques
Le consommateur croit souvent faire une affaire en mettant dans son chariot une boîte au « format économique ». Pourtant, malgré les apparences et les indications portées sur le paquet, le prix au kilo de certains emballages « grand format » sont supérieurs à celui des petits habituellement proposés.
Quelques exemples tirés de témoignages de consommateurs qui montrent que ce phénomène est loin d’être marginal :
Il est moins cher d’acheter 2 paquets de céréales « Spécial K » de Kellogg’s de 375g (5,73€/kg) qu’un paquet de 600g portant la mention « format économique » (6,50€/kg). Les sachets « senséo » de la Maison du Café vendus au « format économique » sont à 14,56€ le kilo contre 13,92€ le kilo pour le paquet ordinaire. La boîte de 100 sachets de thé Twinings « earl grey » est vendu 43,80€ le kilo tandis que celle de 25 sachets coûte 36,60€ le kilo. L’ancien pot de 750g de Nutella était vendu à 3,20€ le kilo, le nouveau qui en contient 780g atteint 5,55€ le kilo.

Les tactiques insidieuses des industriels
Dans une économie basée sur la libre concurrence, les industriels rechignent à faire apparaître des augmentations de prix qui ne sont guère prisées par les consommateurs. Aussi usent-ils de divers procédés spécieux pour doper les prix sans que cela saute aux yeux des clients.
Le procédé le plus fréquent consiste à diminuer discrètement la quantité du produit contenu dans l’emballage qui souvent demeure inchangé : moins de sachets dans la boîte de thé, moins de liquide dans la bouteille, biscuits plus petits (le paquet « Prince de LU » au chocolat passé de 330g à 300g), moins de dosette dans le paquet de café (celui du café « l’or intense » passe de 18 dosettes senséo à 16 dosettes), moins de mouchoirs dans les paquets (Lotus fait des paquets « compacts » de 8 mouchoirs, Kleenex fait des « packs éco » avec 7 mouchoirs « kleenex original »), moins de riz dans le paquet (le paquet de riz thaï Lustucru contenait auparavant 4 sachets de 125g, soit 500g, aujourd’hui le paquet contient 5 sachets de 90g, soit 450g).
Un autre procédé consiste pour les fabricants à transformer l’emballage, à le relooker voire à le changer complètement pour prendre à défaut la vigilance du consommateur. Quelques exemples : le sucre en poudre vendu dans des sachets plastiques de 750g plus cher de 10 à 25%que le traditionnel paquet en carton ; vendus par 4, les crèmes dessert « Danette » de Danone pèsent chacun 125g, vendus par lots de 12 ou de 16 pots, chacun ne pèse plus que 115g ; la vinaigrette allégée à la moutarde Amora a changé de flacon, l’ancien contenait 500ml de vinaigrette et coûtait 1,41€, le nouveau contient 450ml de vinaigrette et voit son prix passer à 1,95€.
La modification de la recette constitue la troisième méthode pour faire passer une discrète augmentation. Il s’agit la plupart du temps de remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles ou de doser différemment les éléments de la composition. Gare aux pizzas surgelées, au pain de mie …

L’inflation cachée
Toutes ces ruses portent un nom : l’inflation cachée car difficilement détectable dans les statistiques officielles. Pour l’INSEE qui suit l’évolution des prix des articles, lorsqu’un article cesse d’être commercialisé, la série des prix est interrompue et une autre commence sans qu’on puisse faire le lien avec la précédente. Ces hausses cachées sont mal prises en compte par l’INSEE et pourtant elles correspondent à une inflation réelle bien ressentie par les consommateurs.

Quand l’Union Européenne fait le jeu des professionnels du marketing en leur permettant de brouiller les pistes … et les prix de vente.
Une directive européenne du 5 septembre 2007, transcrite en droit français par un arrêté du 8 octobre 2008, est entrée en vigueur le 11 avril 2009. Elle met fin aux conditionnements standards et réglementés auxquels nous étions habitués pour une centaine de produits : les conserves, les paquets de farine et de riz, les fromages frais, les eaux minérales, les jus de fruits, les huiles, les tubes de dentifrice, les pelotes de laine, les filets de poissons surgelés, le sucre, le sel, le lait, la bière, le cirage …
Officiellement cette réglementation doit permettre, selon Bruxelles, « d’offrir un plus large choix aux consommateurs, des prix plus bas et de réduire la quantité d’emballages produite ».
Désormais, les prix au kilogramme, au litre ou par article demeureront les seuls repaires fiables. Aux consommateurs de s’adapter à cette nouvelle donne, sauf à payer leur alimentation plus cher que par le passé.

12 mars 2011