UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

Santé

Enquête sur les soins déprogrammés pendant la crise : Du retard dans la reprogrammation des soins annulés pendant le confinement

Une enquête de l’UFC-Que Choisir menée auprès de 4654 personnes révèle l’ampleur alarmante du retard pris en matière de reprogrammation des soins à la suite du déconfinement. Alors que les trois quarts des rendez-vous initialement prévus entre le 17 mars et le 11 mai ont été annulés, moins de 20 % avaient fait l’objet d’une reprogrammation au sortir du confinement. Face à l’ampleur et à la persistance de ce retard, notre association appelle le Ministre de la Santé ainsi que les agences régionales de santé à organiser sans délai une parfaite coordination de tous les acteurs, notamment entre structures publiques et structures privées, afin d’accélérer le retour à la normale.

Trois quarts des rendez-vous médicaux annulés pendant le confinement

L’enquête de l’UFC-Que Choisir, qui portait sur les soins médicaux (auprès de médecins spécialistes ainsi qu’en établissements de santé) pendant le confinement, fait apparaître que l’appel des pouvoirs publics à la déprogrammation de toutes les activités chirurgicales et médicales « non urgentes » a été massivement suivi. Ce sont ainsi 74 % des rendez-vous initialement prévus sur la période allant du 17 mars au 11 mai qui ont été annulés par les professionnels de santé. Cela est d’autant plus dommageable qu’un tiers de ces rendez-vous avaient été pris depuis plus de trois mois.

En ce qui concerne les interventions en milieu hospitalier, la communication est trop souvent restée uniquement administrative : seuls 13 % des patients ayant vu leur rendez-vous annulé ont pu avoir un contact direct avec leur chirurgien, pourtant le mieux à même de les informer sur les conséquences médicales de ce report. Pire, la gestion des besoins de soins apparus pendant le confinement a largement failli : 40 % des usagers qui ont estimé avoir besoin d’un rendez-vous auprès d’un spécialiste sans pouvoir attendre la fin du confinement sont restés sans solution.

À l’heure du déconfinement, un système de santé qui peine à rattraper le retard pris

Deux mois de déprogrammation quasi-totale dans de nombreux établissements ont eu pour résultat de créer un interminable embouteillage de patients. L’enquête menée par l’UFC-Que Choisir montre que seuls 20 % des rendez-vous chez des spécialistes annulés pendant la période de confinement avaient été reprogrammés au moment de l’enquête. Plus inquiétant encore, ce niveau de reprogrammation tombait à seulement 12 % pour les opérations et traitements en milieu hospitalier. Si des rendez-vous ont depuis été organisés, difficile d’entrevoir une résorption rapide des soins en attente, alors que les établissements de santé doivent en plus faire face au flux constant de nouveaux patients. Cet afflux est d’autant plus difficile à gérer que les règles d’hygiène drastiques réduisent les capacités de prise en charge du système sanitaire. L’importance des interventions pratiquées et l’impossibilité de les reporter sine die pose la question de l’organisation de la reprise des soins en particulier dans les hôpitaux publics qui seront sans doute les derniers à retrouver un fonctionnement normal.

À situation exceptionnelle, l’urgence de mesures exceptionnelles

Devant l’impossibilité pour l’hôpital public de faire face, seul, à la vague de reprogrammations, il est temps de prendre des mesures fortes pour organiser la continuité des soins. La menace d’une deuxième crise sanitaire, cette fois liée aux déprogrammations de soins, exige que toutes les ressources d’offres de soins territoriales, privées et publiques, soient mobilisées à plein. Il en va de même pour les centres d’imagerie médicale qui accusent des retards considérables. La coordination entre public et privé est une urgence absolue et doit se faire sous l’égide des agences régionales de santé, à même d’orienter les usagers vers les places disponibles.

Persuadée que la clé de cette sortie de crise passe par la mise en place de solutions innovantes devant aboutir à l’utilisation efficiente de toutes les ressources de notre système de santé, l’UFC-Que Choisir :

  • Appelle les agences régionales de santé à mettre en place sans délai un suivi des capacités des différents établissements de soins, y compris des centres d’imagerie médicale, pour orienter les usagers vers les places disponibles.
  • Demande au Ministre de la Santé de garantir que les usagers dirigés vers le privé alors qu’ils avaient initialement rendez-vous dans le public ne se verront pas pénaliser financièrement en particulier par l’application de dépassements d’honoraires.

(1) Enquête en ligne réalisée du 03 au 12 juin 2020, auprès des abonnés à la lettre d’information de quechoisir.org et du réseau d’associations locales de l’UFC-Que Choisir.

7 juillet 2020

Alerte : ne négligez pas vos soins

« Les médecins et le CHM s’inquiètent que des malades par peur du COVID ne viennent plus à leurs rendez-vous.

Surtout n’interrompez pas votre suivi médical, en l’absence de suivi votre santé risque de se dégrader.

En cas de problème nouveau, cardiaque ou AVC ou autre n’hésitez pas à appeler les urgences qui sont disponibles pour tout problème médical urgent.

Si vous reportez un rendez-vous de spécialiste ou de radiologie, vous risquez de devoir attendre des mois avant un autre rendez vous.

En ce qui concerne le CHM, ils peuvent vous rassurer le parcours de soin des COVID a un circuit à part que vous ne croiserez pas, idem chez le médecin traitant et dans les cliniques ».

Information communiquée par l’espace usagers
du Center Hospitalier du Mans (AUCHM)


COVID-19 – Faire face à une maladie chronique pendant le confinement

La Haute Autorité de Santé (HAS) propose un document d’accompagnement destiné aux patients ou à leur entourage ; il a été élaboré en collaboration avec France Assos santé.

N’hésitez pas à le consulter


21 avril 2020

Ayez les bons réflexes en matière d’alimentation : inscrivez-vous aux rendez-vous conso de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe

L’UFC-Que Choisir de la Sarthe vous propose DEUX NOUVEAUX « Rendez-vous Conso »  en AVRIL 2018.  Inscrivez-vous !

Les « Rendez-vous Conso » s’adressent aux consommateurs qui souhaitent acquérir les bons réflexes pour bien choisir leurs produits ou leurs services dans un domaine de consommation.
À valeur nutritionnelle égale, les différences entre le prix des produits alimentaires peuvent varier de 1 à 10 !

Pour bien choisir leurs produits, les consommateurs doivent évaluer la qualité nutritionnelle et les prix, identifier les modes de conservation, comprendre les dates… Et acheter les bonnes quantités pour ne pas gaspiller !
Quels sont les réflexes à avoir pour choisir les produits qui offrent un bon rapport qualité nutritionnelle-prix ?

En AVRIL 2018, deux « Rendez-vous Conso » sur l’alimentation sont proposés :

 

Manger équilibré au juste prix  :

Mardi 10 avril  2018 de 14H30 à 16H30 – Salle de réunion N° 3 – Maison de quartier l’Oiselière (Près du collège Villaret)

Cet atelier permettra aux participants d’acquérir les connaissances de base pour choisir des produits alimentaires en fonction de critères objectifs : leur composition, leur intérêt nutritionnel,  leur prix, leurs modalités de stockage et de conservation.

L’approche pédagogique privilégiera la réalisation d’activités pratiques et les échanges entre les participants

 

 

S’organiser au quotidien pour ne pas gaspiller : Mardi 17 avril  2018 de 14H30 à 16H30 – Salle de réunion La Rotonde N°1 – Maison des associations – Rue Auvray au Mans

Cet atelier a pour objectif d’aider les consommateurs à composer des repas variés et équilibrés tout en mettant en œuvre des pratiques simples pour éviter le gaspillage alimentaire. La séance associera des temps de réflexion et d’échanges entre les participants à une activité d’étude de cas pratique.

 

 

 

Les + de ces rendez-vous conso :

  • ils s’appuient sur les repères de consommation du Programme national nutrition santé (PNNS) pour tous ;
  • ils apportent des connaissances pratiques applicables au quotidien pour bien choisir ses produits (besoins nutritionnels, étiquettes alimentaires, comparaison de prix,…) ;
  • ils incitent à effectuer des choix raisonnés en matière d’alimentation ;
    ils apportent des connaissances pratiques aux consommateurs ;
  • ils sont animés par des bénévoles de l’UFC-Que Choisir, consommateurs éclairés, désireux de partager leurs connaissances, leurs astuces, leurs bonnes pratiques ;
  • ils rassemblent une quinzaine de participants dans un cadre convivial favorisant les échanges.

Comment y participer ?

Participation :

  • 5 € pour les adhérents ou abonnés de l’UFC-Que Choisir
  • 8 € pour non adhérent ou non abonné

Ces rendez-vous conso vous intéressent, inscrivez-vous auprès de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe  en téléchargeant et en renvoyant  le bulletin d’inscription  : Inscription Rdv Conso AVRIL 2018

Vous désirez plus de renseignements ?
Contactez nous au 02 43 85 38 91
ou par mail : contact@sarthe.ufcquechoisir.fr

 

11 mars 2018

Test sur les crèmes solaires pour enfant : fausse sécurité sur les UVA pour près d’un tiers des produits !

A l’heure où commencent les vacances scolaires estivales, l’UFC-Que Choisir publie un test particulièrement inquiétant sur les crèmes solaires pour enfants. Au vu de la très faible protection aux UVA constatée sur près d’un tiers des produits testés, l’association alerte les parents sur les risques induits du fait de mentions laissant croire à une pleine protection de l’enfant et dépose plainte contre les 5 fabricants concernés pour pratique commerciale trompeuse et tromperie.

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Actions UFC-Que Choisir – Publié le : 05/07/2016

10 juillet 2016

ACCES AUX SOINS : l’aggravation de la fracture sanitaire dans la Sarthe

Quatre ans après un premier état des lieux de l’accès aux soins dans notre département, l’UFC – Que Choisir de la Sarthe présente aujourd’hui les résultats d’une étude exclusive qui montre l’aggravation des déserts médicaux et la progression des dépassements d’honoraires sur notre territoire. Les résultats commune par commune sont disponibles gratuitement sur www.quechoisir.org.

Pour saisir la réalité vécue par les usagers du système de santé de notre territoire, l’accès aux soins doit être abordé conjointement dans ses deux dimensions : géographique et financière. C’est pourquoi notre étude porte sur l’offre exhaustive de médecins de ville de quatre spécialités (généralistes, ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres), sur tout le département, en tenant compte de leur niveau de tarif le plus fréquent.

Déserts médicaux : la situation continue à se dégrader

Dans notre département, l’accès aux médecins libéraux devient de plus en plus compliqué. Ainsi, depuis 2012, 49 % des Sarthois ont vu leur accès géographique aux médecins généralistes reculer. Et cet élargissement des déserts médicaux concerne davantage encore les spécialistes : 84 % de la population du département ont vu se réduire leur accès aux pédiatres, 75 % aux ophtalmologues, et même 73 % pour les Gynécologues .

Conséquence de cette évolution, en 2016, c’est 12 % de la population qui vit dans un désert médical pour l’accès aux généralistes, et jusqu’à 39 % pour les pédiatres.

Dépassements d’honoraires : un frein supplémentaire à l’accès aux médecins spécialistes

Quand on trouve un médecin, encore faut-il avoir les moyens de le consulter. C’est là que la problématique des dépassements d’honoraires prend toute son importance, notamment pour les usagers pas ou peu couverts par leur complémentaire santé, pour qui l’offre médicale disponible se réduit fortement.

Si les médecins généralistes pratiquent peu dépassements d’honoraires, ils sont en cours de généralisation chez les spécialistes. Ainsi, si l’on considère l’accès aux ophtalmologistes, ce sont 89 % des Sarthois qui peinent à trouver un médecin au tarif de la sécurité sociale (contre 25 % pour le seul aspect géographique).

Une carte interactive gratuite pour connaître les résultats de votre commune

Décidée à alerter les usagers et les pouvoirs publics sur la dégradation inacceptable de l’accès aux soins dans notre territoire, l’UFC – Que Choisir met à disposition gratuitement sur son site internet www.quechoisir.org la carte interactive de la fracture sanitaire, pour que chacun puisse vérifier l’accès aux soins de sa commune, pour tout le département, selon le tarif maximal toléré.

Au vu de ces éléments, l’UFC – Que Choisir appelle les pouvoirs publics à tirer les leçons des échecs passés, et à mettre (enfin !) en œuvre une politique ambitieuse pour garantir l’accès de tous à des soins de qualité. C’est pourquoi l’UFC – Que Choisir de la Sarthe demande aux parlementaires du département d’intervenir pour mettre en place :

  • la fermeture de l’accès au secteur 2 : les effets délétères du secteur 2 (dépassements d’honoraires libres) ne sont plus à prouver. Le Contrat d’accès aux soins (dépassements encadrés) ne pourra produire ses effets que s’il cesse d’être facultatif, pour devenir le substitut du secteur 2 dont l’accès doit être fermé.
  • un conventionnement sélectif des médecins : toute nouvelle installation dans un territoire où l’offre est surabondante ne doit pouvoir se faire qu’en secteur 1 (sans dépassements d’honoraires), ce qui permettra une meilleure répartition géographique des médecins.

Pierre Besnard, responsable santé – UFC-Que Choisir de la Sarthe

1 juillet 2016

Danger pesticides : information pour les particuliers

L’UFC-Que choisir de la Sarthe sera présente dans le magasin Point Vert de Parigné-l’Evêque. Le vendredi 10 juin de 10h à 12h et de 14h à 16h

Nous vous informerons sur les alternatives aux pesticides

Ces produits représentent un danger pour votre santé et l’environnement

Ils seront prochainement interdits de vente aux particuliers

Le magasin Point Vert, signataire de la charte « jardiner au naturel, ça coule de source » et l’UFC- Que Choisir de la Sarthe vous conseilleront et répondront à vos questions. Avec le parrainage du syndicat mixte du Pays du Mans

Télécharger l’affiche de la manifestation

Pierre Guillaume, responsable environnement

5 juin 2016

Nouveaux anticancéreux : les prix donnent la nausée

Après les médecins hospitaliers, c’est au tour de la Ligue contre le cancer de s’élever contre la flambée des prix des médicaments anticancéreux les plus récents. Une pétition a été lancée.

Les nouveaux anticancéreux sont trop chers. Les médecins l’ont dit, à travers un appel lancé en février. La Ligue contre le cancer a renchéri, en réclamant une régulation immédiate des tarifs puis par une pétition demandant « la fin des prix exorbitants des médicaments anticancéreux » . La tendance, sensible depuis quelque temps en oncologie, touche aussi les malades de l’hépatite C. Les nouvelles molécules, des antiviraux d’action directe apparus en 2014, sont hors de prix.

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Actualités  santé du site Quechoisir du 29 avril 2016

29 avril 2016

Produits cosmétiques, savons, savonnettes : attention à votre choix !

Les savons et savonnettes sont des produits utilisés quotidiennement, ils doivent donc faire l’objet d’un choix méticuleux comme pour tout autre produit cosmétique acheté. Inutile de se fier aux emballages aux tons verts, à l’aspect naturel ainsi qu’aux mentions parfois trompeuses telles que « adapté aux peaux sensibles » ou « sans paraben ». Certains produits contiennent même des substances toxiques ou encore non dégradables nocives pour notre environnement, et ce, même parmi les grandes marques de cosmétiques (Le Petit Marseillais, Dove…) !

Il est donc essentiel d’avoir un œil avisé sur la composition qui se trouve sur l’emballage. Cette dernière étant parfois difficile à décrypter, cet article vous permettra de rapidement repérer les substances à éviter en priorité pour votre choix de savon ou savonnettes.

Les molécules toxiques qui peuvent être présentes dans nos savons :

  • Le LSL (Lauryl/laureth Sulfate de Sodium) : à éviter en priorité pour les tout-petits, les LSL sont des détergents puissants hautement irritants, pouvant causer des dermatites ;
  • les PEG (Polyéthylènes Glycol) : ce sont des polymères de notre antigel de voiture, ils sont non biodégradables, aux effets toxiques connus ;
  • l’EDTA (Ethylène Diamine Tétra-acétique) : non éliminée par les stations d’épuration, le EDTA est donc rejeté dans l’environnement alors même qui est difficilement biodégradable. De plus, non retenu par les filtres à charbon actif, l’EDTA se retrouve dans l’eau de boisson ;
  • Butylparaben, propylparaben, sodium butylparaben, sodium propylparaben, potassium butylparaben, potassium propylparaben, cyclopentasiloxane, cyclotetrasiloxane, triclosan : toutes ces substances sont à bannir de nos produits car ce sont des perturbateurs endocriniens ;
  • Methylisothiazolinone, methychloroisothiazolinone : ces conservateurs sont hautement allergènes ;

Pour avoir plus de détails sur les substances toxiques présentes dans nos produits cosmétiques en général ainsi qu’une liste plus complète des allergènes, vous pouvez consultez l’article suivant : les fiches des molécules toxiques à éviter.

Vous pouvez également télécharger notre carte-repère des molécules toxiques et l’imprimer afin de repérer en rayon les produits à éviter.

Si votre peau est irritée ou que vous présentez des signes d’allergies, pensez donc bien à vérifier la composition de tous vos produits et en particulier vos savons et savonnettes !

Les produits artisanaux :

Etiquette savonDe plus, restez sur votre garde concernant les produits dits « artisanaux ». Bien souvent « d’artisanal » ils n’ont que le nom. C’est le cas pour nos savons de Marseille dont l’appellation n’a fait l’objet d’aucune protection. Initialement la recette traditionnelle comportait plus de 70 % d’huile d’olive ou de coco mélangée à de la soude. Maintenant des graisses animales remplacent de l’huile. On ajoute des conservateurs et des colorants. Si vous voyez « sodium tallowate » fuyez, il y a du suif de bœuf ou de porc dedans… Actuellement plus de 90 % des savons de Marseille sont des contrefaçons. Le savon de Marseille même vrai (Le Sérail, Le fer à cheval) est souvent trop dégraissant pour les peaux sensibles.

C’est pareil pour le savon d’Alep largement plébiscité. L’huile de laurier, son composant caractéristique, est chère donc souvent introduite en quantité infime. Les huiles d’olive utilisées sont souvent de médiocre qualité. Là aussi les fabricants font largement appel à tous subterfuges et additifs colorés. Pour le choisir : s’assurer qu’il soit bio et renferme au moins 20-30 % d’huile de laurier.

Cependant, un vrai Savon d’Alep bio (vérifiez qu’il renferme au minimum 20 à 30% d’huile de laurier) est une bonne alternative notamment pour les peaux sensibles et irritées car il est très hydratant. En cas de peau très desséchée, il peut être compléter par des huiles végétales naturelles qui ont des bénéfices spécifiques (tonifiante pour l’huile d’avocat, adoucissante pour l’huile d’amende douce…).

Pour choisir et retenir vos savons ne vous fiez pas aux slogans basés sur l’environnement ou le traditionnel. Lisez bien l’étiquette et rejetez les abréviations précédemment évoquées en vous rappelant bien que plus la liste des ingrédients et courte et meilleur c’est.

Que faire de nos savons qui contiennent des molécules toxiques ?

Il n’est pas forcément nécessaire de jeter tous les produits qui contiennent ces molécules étant donné qu’ils se rincent contrairement aux déodorants ou crèmes par exemple.

De plus, certaines substances (par exemple le phenoxyethanol) sont considérées comme sûres pour les adultes, il faudra simplement prendre garde à ce qu’un enfant n’utilise pas les produits qui en contiennent.

Le mieux est donc de faire attention aux savons et savonnettes que vous choisirez en rayon à l’avenir mais pas forcément de jeter des produits non entamés ou presque pleins pour éviter de gaspoiller !

Cependant, le cas des produits contenants des perturbateurs endocriniens est différent : leur utilisation doit être absolument évitée, n’hésitez donc pas dans ce cas à jeter.

Séverine d’Oliveira, stagiaire, UFC-Que Choisir de la sarthe

20 mars 2016

Loi Santé : les principales mesures

Combattue par les médecins en raison, entre autres, de la généralisation du tiers payant, la loi santé portée par la ministre de la santé Marisol Touraine a été définitivement approuvée, après plus d’un an de débats.

Décryptage des principales mesures

Tiers payant chez le médecin
À partir du 31 décembre 2016, les médecins devront appliquer le tiers payant à leurs patients pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, c’est-à-dire ceux qui sont en affection de longue durée (ALD) et les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse. Les autres assurés sociaux attendront le 30 novembre 2017 pour profiter de la dispense d’avance de frais, y compris sur la part complémentaire s’ils bénéficient d’une complémentaire santé. Reste à savoir comment seront récupérées les franchises de 1 € sur chaque consultation.

Action de groupe en santé
Elle est instaurée en vue de réparer les dommages corporels subis par les usagers du système de santé. L’action de groupe en santé passera nécessairement par une association agréée.

Dossier médical personnel
Promis depuis la réforme de l’Assurance maladie de 2004, le dossier médical personnel n’en finit pas de ne pas aboutir. Il devrait être développé sous la houlette de l’assurance maladie. Le médecin traitant aura accès à toutes les informations qu’il contient, le patient aussi, qui aura la possibilité de masquer des données, de s’opposer à ce qu’un professionnel de santé consulte son dossier et de savoir qui a consulté son dossier.

Médecin de garde
Un numéro national sera mis en place.

Tabagisme
À partir du 20 mai 2016, les paquets de cigarettes seront neutres et uniformes.
Il sera interdit de fumer dans une voiture en présence d’enfants de moins de 18 ans.
Après décret, il sera interdit de vapoter des cigarettes électroniques dans les établissements scolaires, les transports publics fermés et les lieux de travail à usage collectif.

Alcoolisme
Les parlementaires ont en grande partie défait la loi Evin qui limitait déjà à peine la publicité en faveur de l’alcool. La loi élargit les possibilités de communiquer autour du terroir, du tourisme, d’une zone de production, etc.

Nutrition
Le principe d’un étiquetage nutritionnel simplifié enfin compréhensible par tous les consommateurs est confirmé, mais il sera facultatif. Son format précis reste à définir sous la houlette du ministère de la Santé et de l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). À ces autorités reconnues, le Sénat avait cru bon d’ajouter le Conseil national de l’alimentation. Ce dernier étant composé massivement d’industriels du secteur, arc-boutés contre tout système qui permettrait aux consommateurs d’identifier la mauvaise qualité nutritionnelle de certains aliments. L’Assemblée nationale n’a heureusement pas conservé cette instance. Dans l’attente de la définition du modèle officiel, vous pouvez tester le calculateur simplifié récemment mis en place par l’UFC-Que Choisir.

Droit à l’oubli
Des délais au-delà desquels les assureurs ne peuvent plus collecter d’informations sur les pathologies cancéreuses sont fixés : 10 ans après la fin du traitement pour les adultes, 5 ans pour les enfants. Le cumul d’une surprime et d’une exclusion de garanties est interdit : les assureurs ne pourront plus faire payer plus cher pour un risque qu’ils n’assurent pas.

Liens d’intérêt des professionnels de santé
L’obligation pour les professionnels de santé de déclarer leurs liens financiers avec l’industrie de la santé s’étend : elle vaudra aussi quand ils s’exprimeront sur Internet, quand ils écriront un livre ou quand ils donneront un cours à la faculté.

Autre avancée de taille : les firmes pharmaceutiques devront déclarer sur un site Internet unique le montant et l’objet des prestations fournies par les professionnels de santé contre rémunération, par exemple pour un discours lors d’un congrès. Jusqu’alors, la transparence ne s’appliquait qu’aux « cadeaux » – repas, notamment – qui ne représentent pas le plus gros des liens financiers des professionnels de santé avec les laboratoires.

Bisphénol A
Il était question d’interdire le bisphénol A dans les jouets et hochets, mais la loi se contente de prévoir la remise d’un rapport sur les effets du BPA non chauffé.

Sport
Les médecins pourront prescrire de l’activité physique à leurs patients en affection de longue durée (diabète, maladies cardiovasculaires, etc.). Les modalités de prescription seront précisées par décret.

Optique
Les opticiens auront la possibilité d’adapter les prescriptions de lentilles de contact.

Ouverture des données publiques de santé (open data)
La loi institue le principe de l’ouverture des données publiques de santé, pour mieux connaître la performance du système et l’apparition de nouveaux services au bénéfice des usagers. Les données à caractère personnel ne sont pas concernées par cette ouverture, et resteront entièrement confidentielles.

Retrouvez cet article sur quechoisir.org

Source Que Choisir – 17.12.2015

3 février 2016

Complémentaires santé : contrats individuels, contrats collectifs : quels sont les choix ?

88% des personnes ayant répondu au questionnaire lancé par l’UFC-Que Choisir vers ses abonnés (3254 réponses) pensent qu’une mutuelle complémentaire est indispensable pour se soigner mais 87 % estiment que se soigner coute trop cher. Parmi ceux-là, 96% disposent d’une mutuelle complémentaire : 26% contrat collectif – 74 % contrat individuel. 1380€ c’est le cout du contrat moyen avec des variations néanmoins importantes (moins cher pour les plus jeunes et plus cher pour les séniors).

Pouvoir payer moins cher serait un motif de changement, mais la plupart restent fidèles à leur choix initial surtout avec l’âge. Seuls 17% sont passé à l’acte avec l’aide d’Internet pour comparer les contrats.

Au 1er janvier 2016, tous les salariés du secteur privé devront bénéficier d’un contrat collectif de couverture santé, proposé par leur employeur incluant obligatoirement un panier de soins minimal ANI (Loi du 14 juin 2013).

Peut-on refuser d’adhérer à ce contrat collectif ?

Oui et non :

Si le contrat est mis en place par décision unilatérale de l’employeur, le salarié déjà dans l’entreprise peut refuser d’adhérer (le faire par écrit). S’il arrive dans l’entreprise et que le contrat est déjà en place, l’adhésion est alors obligatoire.

Si la mutuelle d’entreprise est instituée par un accord avec les représentants du personnel ou un référendum, les possibilités de refus d’adhérer seront plus restreintes :

  • Déjà couvert par une complémentaire santé : dispensé jusqu’à l’échéance
  • Dispensé également si couvert par la CMU (couverture maladie universelle) ou bénéficiaire d’une ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé). Le salarié doit produire un justificatif.
  • En cas de travail pour plusieurs employeurs, un seul des contrats est obligatoire
  • CDD : dispensé si le contrat est inférieur à 12 mois ; si plus, il faudra justifier d’une couverture santé individuelle.
  • Dispensé en cas de couverture par la complémentaire santé du conjoint, sous réserve de fournir un justificatif (cas particulier si la couverture est facultative). Toutefois, garder deux complémentaires santé peut permettre un complément de remboursement.

Contrat d’entreprise : inconvénient et avantages

Inconvénient : le salarié ne peut pas adapter le contrat à sa situation personnelle.

Avantages :

  • L’entreprise participe au paiement des cotisations. Le contrat collectif devrait coûter moins cher au salarié.
  • Si la taille de  l’entreprise est importante, la mutualisation joue son rôle. Le niveau de cotisation sera le même quel que soit le profil familial (favorise les familles avec enfants), sans distinction de nature de contrat, de rémunération, d’âge (en individuel, la cotisation augmente souvent avec l’âge). Mais ce contrat risque d’être moins intéressant financièrement pour les plus jeunes
  • Pas de délai de carence (toutes les prestations prennent effet dès l’engagement). En contrat individuel, il faut souvent de 3 à 12 mois pour bénéficier des prestations spécifiques hors prestations de base).

Contrat individuels

En dépit de la généralisation des contrats d’entreprise au 1er janvier pour les salariés, plusieurs millions de personnes encore concernées par le choix d’un contrat individuel : indépendants, professionnels libéraux, fonction publique, déjà retraités, jeunes pas encore dans le marché du travail, personnes employées par des particuliers, chômeurs de plus de 12 mois…

Pour ces contrats, les choix se font en fonction des habitudes de vie, du profil. Les contrats se comptent par centaines au regard des différents niveaux de garantie proposés (consultations, hospitalisations, actes para médicaux, optique, soins dentaires… + divers prestations (contraceptifs…)

4 types d’organismes se partagent ce secteur

Les mutuelles (58% des cotisations 2013), les sociétés d’assurance (28 %), les assurances mutuelles et les instituts de prévoyance (18%)

  • Mutuelles : elles concernent les contrats de 6 français /10 (Harmonie Mutuelle, MGEN, Mutuelle générale…) Ce sont des groupements de personnes (adhérents ou sociétaires). Les contrats sont régis par le code de la mutualité. Elles adhèrent à un fonctionnement responsable. Elles sont sans but lucratif.
  • Sociétés d’assurance : elles sont à but lucratif pour leurs actionnaires (qui ne sont pas forcément leurs clients). Elles sont régies par le code des assurances (AXA…)
  • Assurance mutuelles : elles n’ont pas de but lucratif mais sot régis par le code des assurances (Groupama…)
  • Instituts de prévoyance : majoritairement sur des complémentaires santé collectives. Elles n’ont pas de but lucratif et sont gérées par des partenaires sociaux ( Malakoff Médéric, Humanis, AG2R, Pro BTP). Elles dépendent du code de la sécurité sociale.

Passage obligé au contrat collectif : pas forcément une bonne affaire pour tous

Le contrat ANI (accord national interprofessionnel), base obligatoire des contrats collectifs, est un socle minimal

Il y a beaucoup à parier que les entreprises n’iront pas souvent au-delà du contrat minimal (coût pour l’entreprise)

2 types de contrats risquent de cohabiter : les plus généreux (rapport prestations/prix très intéressant) accessibles aux salariés des PME et des grosses entreprises et des contrats strict Ani pour les TPE notamment

La loi impose de prendre en charge 50% de la cotisation pour chacun des salariés (15€/mois) mais il n’y pas obligation de couvrir femme et enfants. Cela amènera les salariés à souscrire à leur frais à des options ou des renforts de garantie (proposés par leur contrat collectif) ou souscrire une sur complémentaire individuelle.

Changer de complémentaire santé

Impératif : respecter les délais et les conditions de rétractation. Les contrats sont d’une durée d’un an renouvelable par tacite reconduction. Le délai de résiliation délai est en général de 2 mois avant fin d’échéance (lettre recommandée). Les organismes doivent informer au moins 15 jours avant la date limite de résiliation de cette possibilité. Si le courrier arrive moins de 15 jours avant cette date, cela donne 20 jours supplémentaires. S’il n’y a aucun courrier, la résiliation peut se faire à tout moment une fois passée la date d’échéance.

Pour adhérer à un contrat d’entreprise : la résiliation est possible dans les 3 mois suivant la date à laquelle le salarié à la possibilité de bénéficier du contrat collectif (nouvelle embauche ou généralisation au 1er janvier 2016). Une lettre recommandée avec justificatif est à envoyer à l’ancien prestataire.

Prise en charge des soins immédiate ou pas avec le nouveau contrat

Oui et non : attention au délai de carence (3 à 12 mois) pour les soins couteux type optique, prothèses auditives, dentaires,… pour un contrat individuel. Pour un contrat collectif, il n’y a pas de délai de carence pour les prestations du contrat.

Plus difficile de trouver un contrat en avançant en âge 

En moyenne,  le date limite pour souscrire un nouveau contrat est de 62 ans pour les Mutuelles et 69 ans pour les assurances. Les cotisations ne peuvent pas dépendre de l’état de santé.

Afin d’aider à la régulation du marché des complémentaires santé, l’UFC-Que Choisir met librement à disposition des consommateurs son comparateur indépendant de complémentaires santé jusqu’au 31 décembre 2015 (plus de 100 contrats comparés).

Evelyne Gaubert, Présidente

 

 

 

 

 

 

 

 

19 octobre 2015