UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

Pesticides

Pesticides : une consultation publique en catimini pour la protection des riverains

Notre santé dans les mains d’une charte rédigée par la chambre d’agriculture !

Mais vous pouvez donner votre avis en cliquant ICI, puis en cliquant en bas sur le département. Sur la page suivante, vous pourrez accéder aussi au projet de charte, en jaune à droite.

Attention !
Fin le 13 juin.

Pour aller plus loin :

9 juin 2020

Loi Alimentation : la société civile appelle les parlementaires à ne pas voter une coquille vide

Après les reculades du gouvernement sur ses propres engagements (1), la faible ambition des députés et les récentes suppressions du Sénat, le projet de loi Alimentation se transforme en véritable coquille vide. Censé traduire les propositions consensuelles des États Généraux de l’Alimentation, ce texte – hormis quelques avancées sur la sécurisation des relations commerciales et la restauration collective – ne répond quasiment plus à l’objectif pointé dans son intitulé : « pour un équilibre dans les relations commerciales et pour une alimentation saine et durable ». En l’état, la société civile (2) se désolidarise du texte et appelle les parlementaires de la Commission Mixte Paritaire (CMP) à ne pas voter le projet de loi afin de mettre à profit la procédure législative autorisant les députés à réexaminer la loi.

Mettre à profit la procédure législative pour éviter un accord a minima

Les décideurs doivent impérativement revoir la copie et prendre les décisions politiques pour transformer notre agriculture, en préservant la santé des citoyens, l’environnement, le climat et rétablir en priorité :

•    l’extension de la définition des néonicotinoides
•    la reconnaissance des alternatives aux pesticides : les PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes)
•    la fin des promotions commerciales sur les pesticides et sur les engrais
•    la suppression de la pulvérisation par drones
•    un étiquetage et une transparence pour les consommateurs (amendement initial de la députée Barbara Pompili adopté contre l’avis du Gouvernement en séance) sur :
–    le mode d’élevage des animaux
–    les animaux « nourris aux OGM »
–    la fréquence des traitements pesticides sur les fruits et légumes
–    mais aussi l’indication du pays de provenance du miel

•    le réajustement des sanctions pour les industriels qui ne publient pas leurs comptes
•    la suppression de l’indemnité de rupture de contrat en cas de conversion à l’agriculture biologique

Renforcer le texte pour répondre à la crise agricole

De même pour répondre aux défis de notre siècle, nous invitons vivement les députés à conjuguer économie et environnement pour sortir de la crise agricole. Parmi les mesures prioritaires :

•    sécuriser l’engagement de sortie du glyphosate par les acteurs du monde agricole et agroalimentaire en inscrivant l’interdiction du glyphosate à 2021
•    assurer une véritable transparence sur la construction des prix alimentaires et annuler la hausse du seuil de revente à perte
•    réglementer la publicité et le marketing ciblant les enfants pour des produits trop sucrés, trop salés, trop gras, sur tous supports, notamment pour les plus jeunes.
•    poser des exigences fortes pour améliorer les normes du bien-être animal, notamment mettre fin aux élevages de poules en cage. Cette demande est arrivée en tête de la consultation citoyenne des Etats généraux de l’alimentation.
•    initier un vrai plan pour favoriser les protéines végétales et manger moins de viande mais de meilleure qualité
•   cConserver uniquement le niveau 3 de la certification environnementale dans les 50 % de produits de qualité dans la restauration collective
•    interdire dans les achats de l’Etat les produits ayant contribué à la déforestation importée

Nos organisations rappellent que si la résolution de la crise économique structurelle du milieu agricole est devenue urgente, elle va de pair avec une réponse à la crise environnementale et sanitaire, qui ne peut plus être reportée.

Communiqué de presse UFC-Que Choisir 3/07/2018

 1 Refus d’inscrire la fin du glyphosate dans le texte, échec de la montée en gamme de l’agriculture via les plans de filières, et peu d’amélioration côté bien-être animal…
2 Agir pour la biodiversité – Chrétiens dans le monde rural – CMR – CIWF France – Commerce Equitable France – Fédération Artisans du Monde – Fédération Nationale d’Agriculture Biologique – FNAB – Filière Paysanne – Fondation pour la Nature et l’Homme – FNH – Générations Futures – Greenpeace France – Justice Pesticides – Les Amis de la Terre – Mouvement Interrégional des AMAP – MIRAMAP – Nature et Progrès – Rencontres Nationalse des Espaces Tests Agricoles – RENETA – Réseau Action Climat France – Réseau CIVAM – Réseau Environnement Santé – SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires – Terre&Humanisme – UFC-Que Choisir – WECF France – World Wide Fund – WWF

8 juillet 2018

Débat : manger bien, manger sain

Les dessous de la protection des consommateurs en Europe

Le mardi 3 avril 2018 à 20h au lycée agricole de la Germinière à Rouillon,

la Maison de l’Europe Le Mans-Sarthe et centre Europe Direct organise un débat ouvert à tous !

En la présence d’intervenants et d’experts dans le domaine de l’agriculture et de la protection des consommateurs, les invités prendront la parole sur la PAC et plus particulièrement sous l’angle de l’alimentation. Parmi les thèmes qui seront abordés le mardi 3 avril à 20h nous reviendrons sur les OGM, les labels européens, l’étiquetage alimentaire, le glyphosate, les pesticides, les traités internationaux, mais aussi sur les sujets que donnera le public dans la salle.

Imaginé comme une véritable rencontre, le public pourra également intervenir et poser ses questions… car les citoyens ont aussi leur mot à dire !

L’équipe de la Maison de l’Europe Le Mans-Sarthe et Centre d’information Europe Direct a l’honneur de vous convier à son prochain débat avec :

Lydie Bernard, Présidente de la Commission Agriculture, agroalimentaire, forêt, pêche et mer à la Région Pays de la Loire.
Sophie Bringuy, Membre de la Commission Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement à la Région Pays de la Loire.
Angélique Delahaye, Députée européenne PPE, membre de la Commission environnement et sécurité alimentaire.
Patrick Salez, Expert en aménagement du territoire et en politiques territoriales européennes et ex-fonctionnaire de la Commission européenne.
Pierre Guillaume, Vice-Président de l’UFC Que Choisir de la Sarthe.
et la participation du Collectif « Stop OGM Pesticides 72 ».

Article publié le 02/03/2018 – source site « La maison de l’Europe »

28 mars 2018

L’agriculture demain ? C’est le moment de se poser les bonnes questions …

A propos du glyphosate …

Alors que l’actualité met les projecteurs sur le glyphosate (plus connu sous le nom de « Round up »), la question n’est pas d’être pour ou contre le glyphosate mais tout simplement d’être pour ou contre l’agriculture conventionnelle ou agriculture intensive. Il ne s’agit pas d’attendre d’avoir trouvé une autre molécule chimique moins nocive. Il faut changer la pratique. Contrairement à ce que l’on peut entendre ici ou là dans des médias peu documentés, des alternatives existent. De nombreux agriculteurs se sont déjà engagés dans des démarches plus vertueuses en conservant un chiffre d’affaires identique voir supérieur. Des travaux scientifiques ( INRA) prouvent que des alternatives sont possibles. L’agro-écologie en est une.

Agroécologie : la position de l’UFC-Que Choisir

L’agro-écologie a connu ces dernières années un important succès médiatique. L’UFC-Que choisir s’est donc penchée sur les réalités de terrain qui se cachent derrière le concept.

Sa commission agriculture a :

  • rencontré des agriculteurs engagés dans la démarche ;
  • interrogé des services de développement agricole sur les expérimentations qu’ils mènent ;
  • rencontré des chercheurs en agronomie et sociologie qui observent le phénomène.

Sur la base de ces travaux, l’UFC-Que Choisir affirme son intérêt pour le concept d’agro-écologie dans la mesure où celui-ci fournit un nouveau cadre de développement pour l’agriculture française, qui ambitionne de passer d’une logique d’exploitation du sol et des ressources naturelles à une logique de gestion des sols considérés comme des écosystèmes complexes. Cette ambition apparaît en phase avec l’objectif de l’UFC-Que choisir de lutter contre la dégradation de notre environnement et de garantir au consommateur une alimentation saine et exempte de produits toxiques.

Cependant, l’UFC-Que choisir doit également constater que :

  • l’agro-écologie reste un concept sans définition unique, sans normalisation officielle (au niveau français comme au niveau européen), sans produits identifiables par le consommateur ;
  • il existe un risque important qu’une dénomination non protégée juridiquement permette à l’agriculture conventionnelle de valoriser une modification minimaliste de ses pratiques, tout en entretenant le flou quant à sa proximité de l’agriculture biologique qui correspond pourtant à de toutes autres exigences.

Dans ces conditions, l’UFC-Que choisir demande que :

  • soit élaboré un cahier des charges précis et ambitieux en terme de croissance de la biodiversité, d’amélioration de la qualité des sols, d’économie d’eau pour l’irrigation, de reconstitution de paysages ruraux de qualité, de réduction des intrants, de qualité sanitaire des produits ;
  • toutes les aides agricoles autres que les droits à paiement de base et les cinq aides animales soient progressivement réservées aux exploitations respectant ce cahier des charges de l’agro-écologie.

Jean-Yves Hervez, Vice Président, membre de la commission national agriculture/alimentation

 

12 décembre 2017

RESSOURCE AQUATIQUE – STOP A LA GABEGIE !

L’UFC-Que Choisir lance une pétition : Ressource aquatique – Stop à la gabegie !

Les études officielles soulignent que la disponibilité et la qualité de la ressource aquatique se dégradent depuis de nombreuses années… Nous, consommateurs, qui avons été trop largement mis à contribution, refusons la fuite en avant alors que des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne 3 fois moins cher que les traitements actuels de dépollution.

Les constats : une eau raréfiée et polluée !

• 84 départements ont connu des restrictions d’eau cet été, dont 37 en situation de « crise », échelon le plus élevé.

• 1,9 million de consommateurs ont été exposés à une eau polluée par les pesticides agricoles entre 2014 et 2016. L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions.

Une responsable : l’agriculture intensive

• L’agriculture intensive accapare 80 % de la consommation nette estivale de l’eau, et la moitié de la consommation nette annuelle.

• L’agriculture intensive est la principale responsable des pollutions de la ressource aquatique, à hauteur de 70 % pour les pesticides et de 75 % pour les nitrates.

Une complice : la politique de l’eau archaïque et injuste !

• Les aides publiques encouragent essentiellement l’agriculture intensive et insuffisamment les modèles agricoles moins consommateurs de pesticides, d’engrais et d’eau.

• Les agences de l’eau consacrent à peine 30 % de leur budget à la prévention, qui est pourtant leur mission principale.

• Les consommateurs paient, via leurs factures d’eau, l’essentiel des taxes « consommation » et « pollution » en lieu et place des principaux préleveurs et pollueurs !

NOTRE DEMANDE

o    Dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, dont l’objectif affiché est de promouvoir une alimentation saine et durable, nous réclamons une réforme urgente de la politique de l’eau avec une application stricte du principe de justice « préleveur-pollueur-payeur », la mise en place de vraies mesures de prévention et une aide à la reconversion des pratiques agricoles vers des cultures moins consommatrices d’eau et de pesticides.

o    Pour une ressource aquatique préservée, une eau de meilleure qualité et moins chère, une agriculture durable valorisée : nous ne voulons pas juste une politique de l’eau, mais une politique juste de l’eau.

Signez la Pétition 

Le constat en Loire Bretagne

Consultez la carte interactive de la qualité de l’eau

Une ressource aquatique préservée : d’autres l’ont fait

Communication UFC-Que Choisir du 17.10.2017

19 octobre 2017

Qualité de l’eau potable en Sarthe

Trop de pesticides en Sarthe !

À l’occasion du lancement de sa nouvelle carte interactive sur la qualité de l’eau potable en France, l’UFC-Que Choisir de la Sarthe publie aujourd’hui une étude montrant que près de 84% des Sarthois peuvent boire l’eau du robinet en toute confiance. Certains d’entre eux reçoivent en revanche une eau polluée notamment par les pesticides et le chlorure de vinyle monomère.

En effet, sur la base des résultats officiels du Ministère de la Santé, l’UFC-Que Choisir de la Sarthe a passé au peigne fin les réseaux de distribution des communes du département, pour la totalité des 50 critères réglementaires. Revue des principales pollutions rencontrées :

*    Des contaminations d’origine agricole : Pesticides

La présence d’herbicides constitue la cause principale de non-conformité. Les pesticides sont présents dans l’eau de 104 réseaux de distribution du département, soit 26% d’entre-eux. Il contamine l’eau desservie à des consommateurs principalement ruraux, mais aussi dans quelques villes comme la Ferté-Bernard dont deux des trois réseaux sont concernés (La Ferté-Bernard et La Ferté-Bernard Vignes  Brûlées).

De nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, et sont parfois cancérigènes.

*    Alerte sur les composants toxiques des canalisations : des analyses réalisées dans les logements ou à certains points localisés des réseaux de distribution font apparaître la présence de chlorure de vinyle monomère, relargué par des canalisations vétustes, abîmées. Mais ces pollutions restent mal mesurées car du fait d’un très faible nombre de prélèvements, ces analyses isolées ne permettent pas de connaître l’exposition réelle des consommateurs. 60 réseaux sont concernés dans le département.

Gare à une qualité de l’eau en trompe l’œil :

Si l’eau de 84% des consommateurs sarthois échappe aux pesticides, ce n’est pas parce que l’agriculture aurait amendé ses pratiques, mais parce que l’eau subit de coûteux traitements de dépollution. Or, en France, 87% de cette dépollution est financée par les consommateurs contre seulement 6% par les agriculteurs[1], en application de l’inadmissible principe du « pollué-payeur » !

Pour les canalisations, si beaucoup de réseaux de distribution échappent à la sanction d’une non-conformité en plomb ou en chlorure de vinyle, c’est souvent à la faveur d’analyses en trop faible nombre, voire inexistantes.

Au vu de ces éléments, et alors qu’un consommateur sur deux déclare consommer de l’eau en bouteille quotidiennement et que les industriels entendent faire croître ce marché, l’UFC-Que Choisir de la Sarthe appelle les sarthois à préférer l’eau du robinet, plus économique et écologique, et à accéder librement à la carte interactive et synthétique de la qualité de leur eau potable sur www.quechoisir.org.

Les demandes de l’UFC Que Choisir de la Sarthe

Soucieuse de préserver cette ressource si précieuse, l’Association demande aux Pouvoirs Publics (parlementaires, agences de l’eau) :

–       une réforme en profondeur de la politique agricole de l’eau avec une véritable mise en œuvre du principe « pollueur – payeur » dans le calcul des redevances de l’eau, au moyen d’une augmentation de la taxation des pesticides et des engrais azotés et par un soutien financier aux agricultures biologiques et intégrées ;

–      un audit national des composants toxiques des canalisations pour estimer le niveau d’exposition des consommateurs.

[1]« Les agences de l’eau et la politique de l’eau : une cohérence à retrouver » – Rapport public annuel 2015 – Cour des Comptes –  février 2015

Retrouver l’ensemble de l’étude sur quechoisir.org

Daniel Galloyer, commission environnement – Janvier 2017

28 janvier 2017

Usage des pesticides : image des jardineries en Pays du Mans

La loi Labbé interdit aux collectivités locales et aux particuliers l’usage des pesticides de synthèse à compter, respectivement, du 1er janvier 2017 et du 1er janvier 2019. C’est donc demain que nous devons mettre en œuvre des méthodes et des produits respectueux de l’environnement pour entretenir nos espaces verts et nos jardins.

Le « Pays du Mans » souhaite accompagner les particuliers à s’adapter à cette disposition nouvelle. C’est pour cela qu’il veut amener les magasins de vente de produits phytosanitaires à conseiller les jardiniers amateurs dans l’usage de produits et la mise en œuvre de méthodes plus respectueux de la nature. Il reprend donc sur son territoire, l’action « Jardiner au naturel, ça coule de source».

L’UFC–Que Choisir de la Sarthe, partenaire de l’action, a donc enquêté 27 magasins du Pays du Mans pour faire un « état des lieux ».

Les 27 magasins sont 18 jardineries, dont 7 anciennes signataires de la charte « Jardiner au naturel » et 9 Grandes et Moyennes Surfaces (GMS).

Ces magasins doivent afficher l’annexe de l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010 qui indique les limites des distances à respecter pour l’usage des pesticides vis-à-vis de la proximité des divers points d’eau. Seulement 14 rayons (51 %) sont en règle en la matière (un quinzième affichant un arrêté similaire du Maine-et-Loire). Néanmoins, c’est une amélioration car au début de l’action très peu l’affichait, même parmi les jardineries signataires (en règle ici).

Au niveau des vendeurs, disponibilité et amabilité sont au rendez-vous mais, par contre, seulement 19 sur 27 ont donné des explications plus ou moins satisfaisantes.

Nous avons essayé d’évaluer l’orientation des rayons enquêtés, à savoir s’ils étaient à orientation essentiellement pesticide de synthèse ou à orientation méthode bio ou méthode alternative (autre que pesticide). Ce qui est sûr, c’est que dans 23 rayons on pouvait se procurer du Round’up en libre- service. Seulement 4 rayons, dont 2 signataires n’en proposaient pas. Sur les 27 magasins, 15 sont qualifiés à orientation « pesticide de synthèse » uniquement (55 %), seuls 5 (18 %) sont uniquement à orientation « bio » ou « alternative ». Les autres ont une caractéristique « pesticide » avec en plus du « bio » ou/et de  l’alternatif ».

Cette caractéristique se retrouve dans les réponses aux questions posées. Nous souhaitions se débarrasser de quelques pissenlits sur notre pelouse de moins de 10 mètres sur 10, détruire de l’herbe qui poussait entre les dalles de notre descente de garage et éliminer quelques pucerons de notre rosier. Tout d’abord, seuls 15 vendeurs (51 %) ont posé des questions pour mieux appréhender le contexte de notre demande.

Pour désherber la descente de garage, 7 magasins (dont 5 jardineries), soit 25 % seulement, ont préconisé autre chose qu’un désherbant. Plus de la moitié (52 %) ont conseillé uniquement un désherbant de synthèse !

Pour détruire les quelques pissenlits, seuls 7 magasins (dont 1 GMS), soit 26 %, ont préconisé une méthode « alternative » (l’idéal pour la situation évoquée). Pour détruire les quelques touffes, 13 vendeurs (48 %) ont proposé un désherbant sélectif, dont 11 comme unique solution.

De plus, 44 % des magasins ont conseillé de traiter toute la surface !

Enfin, pour nettoyer notre rosier de ses quelques pucerons, 9 magasins (33 %), dont 8 jardineries, préconisent des produits « bio » contre, quand même 13 (48 %), que des produits non « bio ». Une seule jardinerie signataire oriente sur les larves de coccinelle !

Au travers de ces enquêtes, il ressort que les vendeurs sont obnubilés par le pulvérisateur et les produits chimiques aux seules vertus curatives.

Peu d’entre eux orientent vers des techniques plus naturelles à caractère davantage préventif. Néanmoins, il est à noter la présence assez généralisée de produits de traitement « bio » aux côtés des produits chimiques de synthèse. Cette dualité se retrouve dans les GMS comme dans les jardineries. Avec des jardiniers de plus en plus sensibilisés à la santé de l’environnement et de la nourriture, les « rayons pesticides » sont en mesure de mettre davantage en sourdine leurs conseils du « chimique-curatif » au profit de la promotion de méthodes alternatives à caractère préventif. Les futures enquêtes nous donneront l’évolution réalisée.

Alain André, commission environnement

 

1 novembre 2016

Danger pesticides : information pour les particuliers

L’UFC-Que choisir de la Sarthe sera présente dans le magasin Point Vert de Parigné-l’Evêque. Le vendredi 10 juin de 10h à 12h et de 14h à 16h

Nous vous informerons sur les alternatives aux pesticides

Ces produits représentent un danger pour votre santé et l’environnement

Ils seront prochainement interdits de vente aux particuliers

Le magasin Point Vert, signataire de la charte « jardiner au naturel, ça coule de source » et l’UFC- Que Choisir de la Sarthe vous conseilleront et répondront à vos questions. Avec le parrainage du syndicat mixte du Pays du Mans

Télécharger l’affiche de la manifestation

Pierre Guillaume, responsable environnement

5 juin 2016

Pesticides : dans la maison aussi !

L’UFC-Que Choisir de la Sarthe lutte depuis de nombreuses années contre la pollution par les pesticides, les produits phytosanitaires. Ces produits sont dangereux pour notre SANTE,  que ce soit dans l’eau, les aliments, dans l’air, dans les sols. En particulier, ils sont souvent cancérigènes, perturbateurs endocriniens, irritants et allergisants. Ils ont aussi un impact sur l’ENVIRONNEMENT, réduisent la biodiversité ; par exemple, ils contribuent dramatiquement à la disparition des abeilles avec les trop fameux Néonicotinoïdes. Enfin, ils ont une répercussion ECONOMIQUE pour les particuliers, les ménages. En effet, ceux-ci paient, par exemple,  la totalité du prix de la dépollution de l’eau pour la rendre potable.

Ces pesticides sont produits principalement par les activités agricoles, et à un degré bien moindre, par les jardiniers amateurs, les collectivités locales, et des structures comme la SNCF, les sociétés d’autoroutes… Le plan Ecophyto, qui devait conduire à une diminution de 50% des quantités utilisées  en 10 ans, est un échec dramatique en ce qui concerne la réduction de la pollution diffuse d’origine agricole.

Il existe un autre mode de pollution par les pesticides dont on parle peu, à savoir par ceux que nous introduisons nous-mêmes, au quotidien, souvent sans le savoir, dans notre habitation. 

On a souvent une bonne raison d’employer un pesticide/ un « phyto », qu’on appelle alors de manière « soft »produit d’entretien,  Médicaments à usage vétérinaire ou humain, Biocides.

Il y a de nombreux exemples :

* les insecticides ménagers (par ex contre les moustiques), sous forme de spray ou diffuseur sur prise électrique

* les antiparasitaires pour chien ou chat, sous forme de collier ou autre

*les anti poux

*les produits de traitement des plantes d’intérieur

* les antimites. Heureusement, les boules de naphtalène et de paradichlorobenzène sont désormais interdits !

* Autre exemple : le traitement du bois, des meubles. Tout le monde se rappelle ce canapé d’importation traité avec du diméthylfumarate, qui a été à l’origine de violents eczémas.

* les anti-acariens, pour la literie principalement, peuvent occasionner également des eczémas.

Ces produits peuvent être dangereux parce qu’ils concentrent des produits toxiques dans l’air de l’habitation, parce qu’ils peuvent se transmettre par contact cutané. Par exemple, les enfants peuvent en ingérer après avoir caressé leur animal de compagnie ou avoir touché une plaquette adhésive insecticide.

Dans certains cas, des molécules interdites en agriculture, peuvent être utilisées chez soi !

La réglementation européenne a déjà fait du ménage. Les 2/3 des molécules ont été interdites ou retirées du marché au début des années 2000. Et de nombreux produits sont en cours d’évaluation pour faire évoluer la réglementation.

Que peut-on faire pour éviter cette pollution ?

  • Au moment de l’achat, bien lire les étiquettes des produits. Les insecticides ménagers sont à base de PYRETHRINOÏDES. Leur nom commercial se termine en  « THRINE ».
  • Les éviter.
  • Utiliser la tapette à mouche.
  • En cas de réelle nécessité de traiter avec un spray une plante,  un animal, un vêtement, un meuble, le faire à l’extérieur ou dans un endroit très ventilé.
  • Aérer quotidiennement son logement 10mn, si possible 2 fois par jour.

L’UFC-Que Choisir œuvre depuis de nombreuses années pour faire évoluer la réglementation, pour rendre obligatoire un étiquetage clair, de type A-B-C-D ou couleur, en fonction de la nocivité des produits.

Dans le cadre de la campagne « Jardinez au naturel », en partenariat avec le syndicat mixte du Pays du Mans, l’UFC-Que Choisir de la Sarthe sensibilise également les consommateurs au danger de  l’utilisation des pesticides  au jardin. Nous les informons sur les alternatives possibles. Car il y en a toujours au moins une. Notre association incite les magasins, les jardineries,  qui commercialisent ce type de produits, à conseiller des produits alternatifs. Des magasins s’y engagent dans le cadre d’une charte. Des jardifiches conseils sont disponibles au siège de l’association ou sur notre stand lors des divers évènements auxquels nous participons.

A lire aussi sur le sujet : Pesticides, les biocides domestiques les plus courants, sur quechoisir.org

Pierre Guillaume, responsable environnement, UFC-Que Choisir de la Sarthe

25 avril 2016

Lutte contre les pesticides Poursuite de la campagne « jardiner au naturel »

Pour la 4ème année consécutive, dans le cadre du plan Ecophyto 2008-2018 de réduction de l’usage des pesticides, notre association a participé à cette campagne.

Coordonnée par l’Institut Inter-Bassin de la Sarthe et de l’Huisne, cette campagne est mise en œuvre sur le bassin de l’Huisne, en partenariat avec Sarthe Nature Environnement, les jardiniers sarthois et 12 jardineries signataires d’une charte appuyée à cette campagne. Les magasins signataires s’engagent à proposer à leurs clients, jardiniers amateurs, des alternatives aux pesticides.

Nos 2 types d’actions

A – une enquête «clients mystères», a été effectuée en avril-mai dans ces 12 jardineries signataires mais également dans autant de jardineries non signataires et dans 14 grandes et moyennes surfaces (GMS) ayant un rayon Phytosanitaires et proches de ces jardineries.

Nous sommes tout d’abord attentifs à la présence ou non de l’annexe de l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010, présentant de manière pédagogique les distances à respecter vis-à-vis des points d’eau pour l’emploi des pesticides. Cet affichage est obligatoire.

Tous les magasins signataires et une jardinerie non signataire sur deux respectent cette obligation. Seulement 38% des GMS ne sont pas en infraction ! Mais c’est mieux, presque le double, des années précédentes.

La qualité des conseils prodigués par les vendeurs était ensuite  évaluée pour 2 problèmes  susceptibles de se poser au jardinier amateur. Ils concernent des pucerons sur des groseilliers et la chlorose de l’hortensia (jaunissement des feuilles).

  •   Les vendeurs proposent de plus en plus des produits sans pesticides, surtout les signataires (83%). Mais plus d’un sur deux, quel que soit le type de magasin, évoquent aussi des produits chimiques contre les pucerons. Les produits proposés, même compatibles avec l’agriculture biologique, ne sont pas souvent sélectifs et peuvent avoir un certain impact négatif sur d’autres insectes. Par ailleurs, ils ont rarement une action préventive.
  • La chlorose est diagnostiquée par à peine un vendeur sur deux dans les magasins spécialisés et quasiment pas en GMS. Aucun conseil n’est avancé par un vendeur sur trois dans ces derniers magasins.

En résumé, le conseil des vendeurs s’améliore d’année en année, même en GMS. Il y a une volonté de vouloir se défaire du « tout chimique de synthèse ». Il y en a de moins en moins dans les rayons et les produits alternatifs sont de plus en plus nombreux.  La campagne « jardiner au naturel » fait preuve d’efficacité et déteint positivement sur les vendeurs des magasins non signataires et, à un degré moindre, sur ceux des GMS.

B – une information auprès des consommateurs 

Nous avons rencontré, distribué de la documentation, et échangé durant une journée en juin dernier avec les clients de la jardinerie signataire « la maison point vert » à  Bouloire.

Nous avons participé à plusieurs émissions de radio sur le thème des pesticides. Notre association a présenté cette action lors de la foire Bio de Malicorne, et aux foires de La Ferté-Bernard et du Mans.

En Sarthe, 2016 verra la démultiplication de la campagne « jardiner au naturel » au Pays du Mans. Un partenariat entre notre association et l’instance en charge de cet important territoire est en cours d’élaboration.

Quid des pesticdes agricoles ?

Si la lutte contre les pesticides est bien engagée par les consommateurs et les collectivités locales, il n’en est pas de même par le milieu agricole qui emploie plus de 90% de ces produits.

Les statistiques de vente de produits phytosanitaires à ce secteur sont là pour l’objectiver. Il n’y a pas de volonté de démultiplier les pratiques testées avec succès et au stade d’exploitations (fermes « DEPHY » par exemple), tout en conservant la rentabilité financière.

La loi Labbé votée en 2014 interdira la vente de pesticides aux particuliers à partir de 2022 et aux collectivités à partir de 2020. Nous ne pouvons que nous en réjouir. Et nous préparons sa mise en œuvre, en particulier par la campagne « jardiner au naturel ».

En revanche, un plan Ecophyto II est en cours de finalisation. Il se base trop sur le volontariat, sans contrainte, pour être plus efficace que le plan Ecophyto I, qui est un indiscutable échec total à ce jour pour sa partie agricole.

A quand l’équivalent de la loi Labbé, sans aller évidemment jusqu’à l’interdiction totale mais avec des contraintes,  pour le secteur agricole ?

Les consommateurs la demandent avec impatience car ils paient la plus grande partie de la dépollution de l’eau occasionnée par les pesticides. Ils l’ont évoquée lors de notre enquête de l’année dernière.

Les jardineries signataires de la charte sur le bassin de l’Huisne 

  • Bricomarché – Nogent-le-Rotrou Bricomarché-Cherré
  • Bricomarché- Duneau
  • Point vert le jardin – La Ferté-Bernard
  • Point vert le jardin – Changé
  • Point vert le jardin – Parigné-l’Evêque
  • La maison point vert – Bouloire
  • Les serres des Hunaudières – Ruaudin
  • Jardiland – Ruaudin
  • Jardiland – Saint-Saturnin
  • Truffaut – Le Mans
  • Botanic – Sargé-lès-le Mans

Leur choix peut être privilégié pour obtenir des conseils appropriés sur les alternatives aux pesticides de synthèse (ex. Round’up). ¡

Pierre Guillaume, responsable environnement

 

4 octobre 2015