UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

Médicaments

Médicaments à éviter – La liste noire 2021 de Prescrire

Dans la très attendue « liste des médicaments à écarter des soins » publiée par la revue Prescrire, un médicament contre la calvitie fait son entrée cette année.

La fin d’année est propice aux bilans. Pour la 9e année consécutive, la revue médicale indépendante Prescrire vient de mettre à jour sa liste des médicaments « plus dangereux qu’utiles » pour 2021. Parmi la centaine de spécialités qui y figurent déjà, un nouveau venu fait son entrée cette année : le finastéride 1 mg (Propecia et génériques)…

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Que Choisir
Publié le 07/12/2020

7 décembre 2020

Pénurie de médicaments – Une pilule difficile à avaler !

En matière de lutte contre les pénuries de médicaments, le Parlement a, cette semaine, imité le temps, en soufflant le chaud et le froid ! En effet, suite à l’alerte lancée par l’UFC-Que Choisir quant à l’explosion des ruptures de stocks (multipliées par 6 en 4 ans pour atteindre 2 400 médicaments) avec des conséquences parfois lourdes pour les usagers confrontés à ces ruptures, le Sénat a adopté la semaine dernière un amendement au budget de la sécurité sociale (PLFSS), prévoyant la constitution de stocks de sécurité couvrant 4 mois de besoins en médicaments. Ma joie fut malheureusement de courte durée : du côté de l’Assemblée nationale, la commission des affaires sociales est déjà revenue sur cette avancée.

Nous nous orientons donc vers des stocks de sécurité couvrant un à deux mois de besoins en médicaments, alors que la durée médiane des pénuries de médicaments en 2020 est de 8 mois. C’est dire si l’on est loin du compte ! Et les arguments avancés, tant par le gouvernement que par la majorité, pour repousser cet amendement, sont pour le moins fallacieux. « Les médicaments stockés pourraient se périmer ». Il s’agirait pourtant, bien entendu, d’organiser intelligemment ces stocks, pour que la rotation des produits permette qu’ils ne restent pas sur l’étagère trop longtemps – et pour les médicaments qui se conservent mal, des exceptions seraient bien sûr possibles. « Ce serait contraire aux règles européennes et nous nous exposerions à une mise en demeure de la Commission européenne ». Comment dans ce cas le Danemark, la Finlande et les Pays-Bas ont-ils réussi à constituer des stocks dépassant parfois amplement ces quatre mois ? Quant au fait que la mesure ne serait pas utile car nous disposerions déjà d’un stock de quatre mois pour 20 % des MITM, je vois mal comment être rassuré en apprenant que 80 % des médicaments essentiels n’en disposent donc pas aujourd’hui.

L’Assemblée poursuit, en séance publique cette fois, l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale au début de la semaine prochaine. Compte tenu de la gravité croissante de ce phénomène, j’exhorte les députés, à la lumière de notre récente étude, à réintroduire la sage mesure votée au Sénat. De même, j’appelle le gouvernement à publier sans tarder le décret d’application sur les alternatives en cas de rupture de stocks, mesure adoptée l’an dernier qui tarde à entrer en vigueur…. L’inaction pour lutter contre les pénuries de médicaments est en effet une amère pilule difficile à avaler.

Alain Bazot
Président de la fédération UFC-Que Choisir


Publié sur quechoisir.org, le 20/11/20

23 novembre 2020

Médicaments Halte à l’overdose pour les personnes âgées !

Alors que la France reste la championne d’Europe de la consommation de médicaments, l’UFC-Que Choisir publie aujourd’hui les résultats exclusifs de son analyse de près de 350 ordonnances de personnes âgées(1). Devant les dangers de la sur-prescription dont pâtissent les patients, l’association demande que la « dé-prescription » soit incluse dans les critères de rémunération à la performance des médecins, et que la Haute Autorité de Santé fasse de ce sujet une priorité de travail.

Près de 350 ordonnances et 3000 médicaments analysés : lire la suite sur le site quechoisir.org

que-choisir-sante-91Retrouvez les résultats complets de cette enquête, les principaux médicaments inappropriés pour les personnes âgées et le protocole de test, dans le Que Choisir Santé de ce mois (no 91).

Vous pouvez commander ce numéro :

29 janvier 2015

Enquêtes pharmacie

Automédication : une pharmacie sur deux fait une croix sur la transparence

« Alors que l’automédication -l’ensemble des médicaments vendus sans ordonnance- représente un tiers des dépenses de médicaments des consommateurs et que les pharmacies bénéficient d’un monopole sur ce marché, l’UFC-Que Choisir rend publics aujourd’hui les résultats inquiétants de la réactualisation de son enquête de 2009 auprès des officines et interpelle les pouvoirs publics pour une automédication moins chère et de meilleure qualité…. « 
Lire la suite du communiqué de presse :

http://www.ufc-quechoisir-sarthe.fr/wp-content/uploads/2013/09/120327cp-enquete-pharmacie1.pdf

Communiqué de presse UFC-Que Choisir du 27 mars 2012

12 mai 2012

Communiqué de presse Médiator

Mediator : Symptôme d’une organisation malsaine du médicament à réformer de toute urgence !

Communiqué de presse

Dans la perspective de la remise du rapport de l’IGAS sur le Mediator qui n’est qu’un révélateur des graves disfonctionnements des systèmes de mise sur le marché des médicaments et de pharmacovigilance, l’UFC-Que Choisir et l’Association Française des Diabétiques réclament une généralisation du débat et formulent 4 propositions concrètes pour éviter tout nouveau drame sanitaire.

Alors que l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) s’apprête à rendre un rapport d’étape sur le Mediator® au ministre de la Santé, l’UFC-Que Choisir et l’Association Française des Diabétiques tiennent à souligner que cette affaire n’est qu’une nouvelle illustration dramatique des nombreuses failles du système français de mise sur le marché et de suivi du médicament.

Une influence déterminante des laboratoires

Les dérives de prescriptions observées dans le cas du Mediator, loin d’être un cas isolé, sont dénoncées depuis longtemps pour de nombreuses spécialités. En 2007, l’UFC-Que Choisir dénonçait les dérives de prescriptions des médecins qui ne respectaient pas suffisamment les indications thérapeutiques par exemple avec le Plavix et posait la question de l’influence des laboratoires en la matière.

Un système d’évaluation des médicaments obsolète

Le Mediator vient encore rallonger la liste des médicaments qui obtiennent une autorisation de mise sur le marché (AMM) alors même que leur efficacité n’est pas démontrée. L’affaire souligne également des aberrations du système français de remboursement des médicaments. Le Mediator, comme avant lui l’Acomplia et de nombreux autres médicaments, n’aurait jamais dû continuer d’être remboursé par l’assurance-maladie compte-tenu d’un service médical rendu jugé insuffisant par la Commission de la Transparence.

Des systèmes cloisonnés au plan national et international

Le système français de pharmacovigilance dans le cas du Mediator, comme précédemment avec le Vioxx, le Diantalvic ou l’Avandia, a fait preuve d’incurie. Les signaux d’alerte à l’étranger ont été ignorés et le système de vigilance des effets indésirables a encore démontré ses limites. Toutes ces affaires illustrent enfin les défaillances de la chaîne de décision où aucune structure sanitaire ne veut, ou ne parvient à stopper la commercialisation de produits de santé à la fois inefficaces, dangereux et souvent prescrits sans respect des indications thérapeutiques.

L’UFC-Que Choisir et l’Association Française des Diabétiques souhaitent faire connaître leurs très grandes attentes visà-vis des résultats et des conclusions du rapport de l’IGAS. Et afin d’éviter tout nouveau drame sanitaire, les deux associations exigent des mesures concrètes pour une réforme du processus de mise sur le marché et de suivi des médicaments autour de quatre idées forces :

Limiter le pouvoir de l’industrie pharmaceutique dans la chaîne de décision

  • En réformant le système européen d’autorisation de mise sur le marché des produits de santé pour que le financement des agences ne dépende plus des demandes d’AMM donc des laboratoires, en gérant de manière plus efficace les conflits d’intérêts et en contrôlant les communications des laboratoires adressées aux médecins.

Contrôler et encadrer plus efficacement les pratiques de prescriptions médicamenteuses

  • En renforçant les liens entre l’Afssaps et les médecins et en créant un corps de visiteurs médicaux indépendants sous l’égide de la Haute Autorité de Santé.

Clarifier les prérogatives des structures sanitaires et leur coordination afin que les responsabilités ne soient plus diluées. Et améliorer la transparence dans les règles de prises de décision en donnant accès aux études analysées par les commissions en publiant les positions minoritaires et en imposant aux directions administratives de motiver leurs décisions quand elles ne suivent pas les recommandations des experts.

Renforcer et valoriser la pharmacovigilance

  • En renforçant les moyens financiers affectés à la pharmacovigilance, en réformant le dispositif de remontée des effets indésirables, en internationalisant les processus d’alerte.
  • En donnant aux associations de représentants des usagers de la santé un droit d’alerte et d’interpellation en cas de repérage de signaux problématiques sur un médicament, dans ce domaine également la démocratie sanitaire doit s’exercer.
11 mars 2011