UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

Grande distribution

Relèvement du seuil de revente à perte : danger pour le consommateur !

Durant les Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), les représentants agricoles demandent le relèvement du seuil de revente à perte, une requête poussée par les industries agroalimentaires et la grande distribution.

Le seuil de revente à perte (SRP), c’est quoi ? C’est le prix auquel le distributeur achète le produit avant de le revendre. Il lui est interdit de le vendre aux consommateurs à un prix inférieur. Une hausse de 10% du seuil est demandée par la FNSEA et l’Ania (Association nationale des industries agroalimentaires).

En 1996, la loi Galland a mis en place l’interdiction de revendre en dessous du prix d’achat au fournisseur, c’est le seuil de revente à perte. Un système officieux s’est peu à peu installé. Les marges de la grande distribution ont ainsi augmenté de 54% entre 1996 et 2002.

La loi de modernisation de l’économie (LME) a été instaurée en 2008 pour stopper ces dérives. Avec pour objectif de permettre la négociation des prix afin de développer la concurrence. Son but final était de faire baisser les prix et ainsi, d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs. En réalité, un grand flou s’est installé autour de la fixation des prix.

Quant à la nouvelle loi demandée, nous ne sommes pas certains que les agriculteurs bénéficieront de cette augmentation des prix. Rien n’est prévu pour obliger les grandes et moyennes surfaces (GMS) à redonner ces 10% aux producteurs.

Mais évidemment, augmenter le prix de vente minimum conduira les GMS à augmenter leur prix, une mauvaise nouvelle pour les consommateurs. Dans une étude, l’UFC Que Choisir montre qu’une hausse de 15% du seuil de revente à perte (taux demandé initialement lors des EGA) conduirait à une perte 1,4 milliard € pour les consommateurs.

En réduisant de 70% le prix de la pâte à tartiner Nutella, Intermarché a provoqué de nombreuses scènes de bousculade en France. L’interdiction de vendre sous le seuil de revente à perte a certainement été franchie. Néanmoins, ce cas n’est pas unique, il arrive souvent de croiser des réductions de ce type : un acheté, le deuxième à moitié prix ou bien trois pour le prix d’un.

L’illégalité et le risque d’amende ne freinent pas les GMS. Le fait de vendre à perte un produit n’est pas inquiétant, le consommateur est attiré par les promotions. Mais une fois dans le magasin, il va aussi acheter d’autres produits, sans promotion cette fois. Ainsi, la perte provoquée par le produit en promotion est compensée par les achats additionnels du consommateur.

Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez aller lire l’article suivant.

Marie Chevalier, stagiaire communication

2 février 2018

les résultats sarthois de l’enquête « Prix dans les magasins de la grande distribution »

Les enquêteurs de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe ont relevé, fin janvier 2016, anonymement les prix en grandes surfaces, tandis que certains magasins ont été enquêtés par Internet, via leur service drive. Le panier composé de 81 produits de marques nationales (70% du panier) et de marques distributeurs (30% du panier) reflète la consommation moyenne des ménages et contient des produits des 6 grands rayons : épicerie, lait/fromage, fruits/légumes, viandes/poissons, non alimentaire.

Nationalement, le prix moyen du panier est de 352 €. Les prix restent stables en un an. Seul, le rayon viande connaît une légère augmentation +1 %.

La Sarthe : le département le plus cher de la région

La région Ouest demeure la moins chère des régions tandis que l’Ile de France reste la plus élevée. Il faut noter que la Sarthe reste le département le plus cher de la région des Pays de la Loire avec un panier moyen de 348 € alors qu’en Vendée il est de 341 €, de 343 € pour la Loire Atlantique et le Maine et Loire, et de 344 € en Mayenne.

51 grandes surfaces alimentaires et drives ont été enquêtés en Sarthe.

L’enseigne E. Leclerc reste en tête du classement. Ainsi,  les magasins E. Leclerc de Cherré et du Mans route de Bonnétable sont les moins chers du département avec un panier moyen de 319 € tandis que Monoprix, comme chaque année,  reste le plus cher avec un panier moyen de 408 € (89 € d’écart). Il est à noter qu’Hyper U d’Ecommoy a fait des efforts cette année car il est passé en tête des Super U (enquêtés) du département (339 €), il est suivi de l’Intermarché de Luceau (340 €) ayant pris la tête des Intermarché cette année.

Au Mans, sur les 17 magasins renseignés, après les trois magasins E. Leclerc (et Drive)  vient Carrefour Centre Commercial Sud (332 €) suivi d’Intermarché Centre Commercial Beauregard  (341 €).

Retrouvez ici le tableau complet du palmarès sarthois.

Pascale Besnard, responsable enquêtes

 

2 octobre 2016

Étiquetage nutritionnel : le test sur les logos nutritionnels va enfin débuter

À 10 jours du démarrage de l’expérimentation en magasin des logos simplifiés, Marisol Touraine en dévoile les détails. Un test grandeur nature de 10 semaines qui devrait contribuer à déterminer le meilleur candidat parmi 4 systèmes visuels en lice, dont l’objectif est de permettre aux consommateurs de choisir les produits alimentaires les plus favorables à leur santé.

Bien qu’il soit qualifié d’étiquetage « simplifié », le choix du futur logo nutritionnel n’a rien d’une sinécure ! Quatre systèmes sont actuellement en concurrence pour savoir comment les consommateurs pourront repérer les produits alimentaires les plus favorables à la santé.

Le plus connu est, sans conteste, le logo Nutri-score. Proposé par Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS), cet étiquetage repose sur un système de 5 notes en couleur allant de A (meilleure note en vert) à E (moins bonne note en rouge), associées à des couleurs afin de comparer simplement leur qualité nutritionnelle. L’UFC-Que Choisir a développé un outil qui applique ce code à 5 couleurs, permettant de connaître en quelques clics la qualité nutritionnelle des produits.

Son principal rival, le logo Repère Alimentaire SENS, inventé par le leader de la grande distribution, Carrefour et adopté par toutes les enseignes de la Fédération du commerce et de la distribution (Auchan, Casino, Monoprix, Lidl…), désigne la fréquence de consommation souhaitable, à travers des triangles de couleur allant du vert au violet indiquant des fréquences de consommation, de « très souvent », à « occasionnellement ».

Enfin, les deux derniers étiquetages, Nutri-Repère (uniformément bleu ciel), soutenu par l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), et Nutricouleur (avec code couleur), inspiré du modèle anglo-saxon. À l’inverse des logos qui, pour un produit donnent une seule information synthétique, ces deux solutions détaillent pour chaque aliment les apports par rapport aux besoins en matières grasses, énergie et sel, à la fois en pourcentage et en valeur. Soit pas moins d’une quinzaine de chiffres parfois à la virgule près ! Un sens du détail qui perd en « simplicité ».

Le ministère de la Santé lance une évaluation grandeur nature des logos prétendants. À partir du 26 septembre, 60 supermarchés situés dans 4 régions (Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) vont donc participer durant 10 semaines à une évaluation comparative.

Lire la suite de cet article sur  Quechoisir.org

Publié le : 16/09/2016 sur le site Que Choisir

Voir les 4 étiquetages en compétition sur le site du Ministère de la santé

 

20 septembre 2016

Passage effectif à 2 ans de la garantie légale de conformité : information en panne chez les distributeurs

Entrée en vigueur le 18 mars 2016, l’extension à 2 ans (au lieu de 6 mois) de la durée de présomption de conformité , conformément à la Loi consommation de 2014, constitue un véritable progrès consumériste et environnemental. L’UFC- Que Choisir a mené l’enquête, en magasin et en ligne, pour vérifier la bonne information des consommateurs sur cette avancée.  La déconvenue est de mise tant les résultats sont affligeants : trop de distributeurs taisent cette nouvelle protection pour promouvoir à la place leurs garanties commerciales souvent payantes.

Des garanties commerciales promues par les enseignes au détriment de la garantie légale

Lors d’une vente, le professionnel a l’obligation d’informer le consommateur de l’existence et des modalités d’application de la garantie légale. Or, notre enquête menée dans 163 magasins par les bénévoles du réseau environnement de l’UFC-Que Choisir et l’analyse de 13 sites de vente en ligne  révèlent que les garanties contractuelles sont bien davantage promues par les vendeurs (64% pour les garanties commerciales et 68% pour les extensions de garantie) que la garantie légale gratuite (57%). Comment s’en étonner, alors que les extensions de garantie payantes sont particulièrement lucratives pour les distributeurs ?

Et quand les vendeurs évoquent la garantie légale, l’information donnée laisse souvent à désirer. En effet, s’agissant des modalités d’application de la garantie légale, comme par exemple l’interlocuteur privilégié en cas de panne, les informations du vendeur sont erronées dans 12% des cas, quand ce dernier ne les omet tout simplement pas (27%).

La situation est comparable sur les sites de vente en ligne qui font quasi-exclusivement la promotion de la garantie commerciale (9 sites sur 13 ) et de l’extension de garantie (7 sites sur 13) plutôt que de la garantie légale qui se retrouve simplement mentionnée dans les conditions générales de vente du site, loin des regards des acheteurs.

L’explosion des prix annoncée par les Cassandre n’a pas eu lieu

Au moment des débats parlementaires sur la loi Hamon, le principal argument avancé par les opposants était l’effet inflationniste sur les prix finaux qui découlerait d’une augmentation du délai de présomption. Or, notre analyse de l’évolution indicielle des prix, sur 8 mois et sur 3 gammes de produits  (plus de 3200 produits étudiés) souligne que suite à l’entrée en vigueur de la réforme (le 18 mars 2016) les prix sont restés stables.

L’association a par ailleurs estimé les conséquences pour le consommateur d’une perspective d’augmentation de la durée de garantie à 5 ans. Nos travaux montrent que le coût d’une telle mesure resterait modéré (augmentation entre 1% et 3% du prix de vente pour l’électroménager) au regard du tarif des extensions de garantie proposées par les distributeurs (qui peuvent atteindre 30% du prix du bien) et des bénéfices que le consommateur et l’environnement en retireraient (diminution du coût de renouvellement, de la quantité des déchets).

Dans la continuité de ses combats sur le renforcement de la garantie légale, et face aux carences des conseils d’une distribution qui ne joue pas le jeu, l’UFC-Que-Choisir :

  • appelle la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de renforcer ses contrôles et, sur la base de ces constats,  demande au Ministère chargé de la Consommation de réviser le décret d’application afin d’expliciter les modalités d’information précontractuelle  des consommateurs ;
  • appelle les pouvoirs publics à lancer rapidement une étude coût-bénéfice sur les possibilités d’une évolution de la garantie, permettant de concilier les objectifs de durabilité des produits et le maintien du pouvoir d’achat des ménages.

Retrouver le Question-Réponse ainsi que les lettres type sur la garantie légale de conformité sur : https://www.quechoisir.org/decryptage-garantie-legale-de-conformite-vos-questions-nos-reponses-n2423/

http://www.quechoisir.org/equipement-de-la-maison/electromenager/decryptage-garantie-legale-de-conformite-vos-questions-nos-reponses

Retrouvez l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir 

Article  du 03/05/2016 issu du site quechoisir.org

5 juin 2016

Prix dans les magasins de la grande distribution : les résultats de notre enquête

En mars 2015, les enquêteurs bénévoles de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe ont procédé, anonymement au relevé des prix en grandes surfaces, tandis que certains magasins ont été enquêtés par Internet, via leur service drive.

Le panier composé de 81 produits de marques nationales (70% du panier) et de marques distributeurs (30 % du panier) reflète la consommation moyenne des ménages et contient des produits des 6 grands rayons : épicerie, lait/fromage, fruits/légumes, viandes/poissons, boissons, non alimentaire.

Sur le plan national, cette enquête révèle une stagnation des prix (+0,07%) entre septembre 2014 et mars 2015.  Le coût moyen du panier est de 410€ en France, alors que pour la Sarthe il est de 405€ toutes enseignes confondues. Toutefois, il faut noter que la Sarthe est le département le plus cher de la région des Pays de la Loire, 394€ en Vendée, 398€ : Loire Atlantique et Maine et Loire, 399€ en Mayenne. La région Ouest reste toujours la moins chère alors que L’Ile de France demeure la plus élevée.

48 grandes surfaces alimentaires et drives ont été enquêtés en Sarthe. L’enseigne E. Leclerc reste en tête du classement. Ainsi,  les magasins E. Leclerc de Château du Loir et du Mans avenue Geneslay (Drive) sont les moins chers du département avec un panier moyen respectivement à 372€ et 373€ tandis que Monoprix reste le plus cher avec un panier moyen de 479€.

Les E. Leclerc se situent dans une fourchette de 373 à 381 € ; avec Carrefour à 392 € viennent ensuite les Super U de 390 à 400 €, exception faite du Super U de La Suze (413 €), du super U avenue Bollée au Mans (421 €) et duU Express avenue De Gaulle qui se distingue avec 452 €. Les Inter Marché affichent de 398 à 409 €. Auchan passe nettement la barre du panier moyen (416 €). Les Carrefour Market reste dans les plus cher avec de 420 à 440 €. Monoprix Le Mans garde la palme du magasin le plus cher avec quand Même 479 € soit 106 € de plus que le magasin le moins cher. Faire ses courses dans les magasins en centre ville du Mans revient vraiment plus cher !

La Sarthe est nationalement bien placée puisqu’elle est 28ème au classement des départements les moins chers : Hautes Alpes, Côtes d’Armor, et Vendée étant en tête de ce classement.

Retrouvez le coût du panier dans les magasins de votre secteur avec le comparateur de prix de l’UFC-Que Choisir, en accès gratuit jusqu’au 27 octobre sur le site www.quechoisir.org

27 septembre 2015

Crise de la viande : les constats et les demandes de l’UFC-Que Choisir

Face à l’actualité récente sur les revendications du monde agricole, l’UFC-Que Choisir renouvelle son constat récurrent :

Années après années, si les augmentations de prix des matières premières agricoles sont systématiquement répercutées aux consommateurs, en revanche les baisses de prix agricoles ne sont pas ou très mal répercutées aux consommateurs.

Pour exemple le prix du steak haché de marque de distributeur 125 g (source : UFC-Que Choisir et Observatoire de la formation des prix et des marges) :

tableau viandeLa marge de la grande distribution a donc augmenté à la faveur de la baisse des prix agricoles, privant ainsi les consommateurs et les éleveurs des effets de cette baisse !

L’UFC-Que Choisir rappelle d’autre part ses demandes de transparence quant à l’étiquetage d’origine, en particulier l’indication obligatoire de l’origine des ingrédients dans les produits transformés (par ex. : charcuteries, plats transformés …) dans le but de contribuer par le biais de cette transparence à une sécurisation de la traçabilité.
S’agissant d’un affichage volontaire faisant référence à une origine française (par ex : ‘viandes de France’), si ces marquages ne sont pas en soi des garanties de qualité, et bien qu’elles ne puissent se substituer à l’obligation réglementaire générale que nous demandons, ce sont des démarches volontaires qui vont dans le sens d’une plus grande transparence.

Retrouvez l’intervention d’Olivier Andrault, chargé de mission de l’UFC-Que Choisir, sur ce sujet sur BFMTV (replay).

UFC-Que Choisir de la Sarthe

23 juillet 2015

Téléviseurs UHD : pas de précipitation !

Illustration of Fictitious Modern Curved 4K UHD Ultra High Definition TV on White Background

Illustration of Fictitious Modern Curved 4K UHD Ultra High Definition TV on White Background

Depuis environ deux ans, une nouvelle avancée technologique arrive sur le marché des téléviseurs : l’Ultra Haute Définition (UHD). Egalement appelée 4K, c’est une image de 8,30 millions de pixels contre 2,07 millions pour la Haute Définition (HD) classique.

Les tests effectués par Que Choisir sur des téléviseurs UHD montrent une réelle amélioration. Sur certains modèles, les experts ont même considéré que l’image pouvait être d’une qualité « époustouflante ».  Mais il faut noter que la technologie est toujours en avance et il faudra plusieurs années avant que les chaînes de télévision n’émettent des programmes en UHD. Pour les plus optimistes, ce cap ne devrait pas être franchi avant 2018. De plus, leurs prix, comparés à ceux des « classiques » HD, sont en moyenne sensiblement plus élevés.

L’enquête, réalisée en mars 2015 par nos enquêteurs sarthois, a démontré que les vendeurs étaient attentifs aux différentes questions posées et qu’ils ne poussaient pas à l’achat de ce type de téléviseur.

Dans le scénario, les enquêteurs demandaient s’ils devaient changer ou non leur téléviseur principal, acheté 3 ou 4 ans auparavant. Le résultat démontre que les enseignes de la grande distribution se sont même révélées dissuasives. Ainsi, chez Leclerc, 71% des vendeurs interrogés ont recommandé à nos enquêteurs de ne pas se précipiter.  A l’opposée, dans les grandes surfaces spécialisées, les vendeurs se sont en montrés plus insistants, spécialement chez Darty. Guère surprenant, car pour cette enseigne, le secteur TV contribue dans une large mesure au chiffre d’affaires. De ce fait, il faut vendre !

 Changement en 2016 sur la norme de diffusion appliquée à la TNT

En 2016, la norme de diffusion qui sera appliquée à  la TNT passera sur un encodage en MPEG-4. Il permet de recevoir des images en haute définition (HD) lorsqu’elles sont filmées dans ce mode et remplacera le MPEG-2, le mode de diffusion standard.

Les télés récentes sont obligatoirement équipées en MPEG-4 :

  • Ÿ depuis le 1/12/2008 pour les modèles signalés HD TV ;
  • Ÿ depuis le 1/12/2009 pour les écrans de plus de 26 pouces/66cm
  • Ÿ depuis le 1/12/2012 tous les téléviseurs.

Pour les autres, des adaptateurs externes, à brancher sur les téléviseurs non équipés, sont disponibles dans le commerce, souvent aux alentours de 30 €.

Les personnes qui visionnent les programmes par l’intermédiaire d’une box, du câble ou du satellite n’auront rien à faire.  ¡

 Pascale Besnard, responsable enquêtes UFC-Que Choisir de la Sarthe

 

22 juin 2015

L’Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir de la Sarthe communique les résultats de l’enquête « Prix dans les magasins de la grande distribution ».

Entre le 20 septembre et le 4 octobre 2014, les enquêteurs bénévoles d’UFC-Que Choisir de la Sarthe ont relevé, de façon anonyme, les prix de 80 produits de marques nationales (60% du panier) et de marques distributeurs (40 % du panier). Le panier reflète la consommation moyenne et contient des produits des 6 grands rayons : épicerie fine, lait/fromage, fruits/légumes, viandes/poissons, boissons, non alimentaire.

Sur le plan national, cette enquête révèle une baisse avérée des prix de 0,79% depuis septembre 2013. De plus, les magasins E. Leclerc rétrogradent à la deuxième place juste derrière Géant Casino avec des écarts souvent symboliques. Le coût moyen du panier est de 377€ en France, alors que pour la Sarthe il est de 372€ toutes enseignes confondues. Toutefois, il faut noter que la Sarthe est le département le plus cher de la région des Pays de la Loire, 365€ en Vendée, 366€ : Loire Atlantique, Mayenne et Maine et Loire.

La région Ouest reste toujours la moins chère alors que L’Ile de France demeure la plus élevée.

49 grandes surfaces alimentaires et drives ont été enquêtés en Sarthe. L’enseigne E. Leclerc reste en tête du classement puisque Géant Casino est absent dans le département. Ainsi, les magasins E. Leclerc de Sablé sur Sarthe et de Château du Loir sont les moins chers du département avec un panier moyen à 345€ tandis que Monoprix est le plus cher avec un panier moyen de 439€.

Au Mans, sur les 16 magasins enquêtés, le drive E. Leclerc avenue F. Geneslay est le moins cher cette année (350€ le panier moyen), suivi de Carrefour Centre Commercial Sud (352€) et du magasin E. Leclerc, route de Bonnétable (360 €). Bien que la plus chère de la région, la Sarthe reste nationalement bien placée puisqu’elle est 25ème au classement des départements les moins chers : Cotes d’Armor, Aube et Orne étant en tête de ce classement.

Retrouvez le palmarès complet des magasins et drives enquêtés dans la Sarthe [button text=’ Palmarès ‘ url=’ http://www.ufc-quechoisir-sarthe.fr/wp-content/uploads/2015/02/palmares-des-magasins-Sarthois-2014.pdf ‘ color=’ #ff0000 ‘]

Consulter le comparateur de prix sur le site Que Choisir.org

Pascale Besnard, responsable enquêtes UFC-Que Choisir de la Sarthe

1 février 2015

Publicité dans les boîtes aux lettres de la Sarthe : les industriels en font plus que jamais des tonnes !

Tas de Pub 2Dix ans après le lancement de la campagne nationale sur la prévention des déchets et du « Stop pub », censée réduire la pollution publicitaire dans les boites aux lettres, l’UFC-Que Choisir de la Sarthe rend public les catastrophiques résultats d’une enquête sur la distribution des publicités non adressées en Sarthe, qui souligne la forte croissance de cette pression publicitaire aux coûts écologiques et économiques colossaux.

En lien avec le réseau environnement de l’UFC-Que Choisir, 22bénévoles de notre association, dont 8ayant préalablement apposé un autocollant « Stop pub » sur leurs boites, ont comptabilisé durant le mois d’avril le nombre de publicités non adressées reçues dans leur boite afin de quantifier le volume de pollution publicitaire induite et évaluer l’efficacité du « stop pub ».

Stop PUB    Malgré l’efficacité du « Stop pub », 708tonnes de pollution publicitaire dans les boites sarthoises !

La différence de pollution entre les boites aux lettres disposant d’un « Stop pub » et les autres est énorme : en moyenne, 1prospectus pour les premières pour un poids de 0,01 kilos, contre 82prospectus et 3,1kilos pour les boites non équipées, soit une réduction de 99% en volume et 100% en poids ! Néanmoins, la très faible utilisation du « Stop pub » – 9 % des Français déclarent l’avoir apposé – fait que notre département continue de crouler sous les prospectus : pour le simple mois d’avril, c’est ainsi 18 616 047 prospectus représentant 708tonnesqui ont été reçus par les sarthois!

De toute évidence, depuis le lancement de la campagne « Stop pub », et malgré le développement d’Internet, la pression des imprimés non adressés s’est fortement accrue puisque le poids moyen de ces publicités est passé de 2 kg/ménage/mois en 2004 à 2 ,8 Kg/ménage/mois sur notre département en 2014.

La grande distribution, l’ameublement et le bricolage principaux pollueurs publicitaires

Avec 66,1 % des publicités distribuées, les enseignes de la grande distribution, de l’ameublement et du bricolage sont de loin les plus grands pollueurs publicitaires de notre département. Les enseignes : « Carrefour-City/Contact/Champion/Market/Planet/Jardi » 11 %, « Leclerc/E. Leclerc/Leclerc Expresse/Drive/Jardi » 6,3 % et « Auchan » 3,6 % se démarquent particulièrement puisqu’elles constituent, à elles seules, 20,9 % du total des publicités reçues.

Imprimés non adressés : une gabegie économique et environnementale 

Les imprimés non adressés représentent un réel coût pour les consommateurs. En amont, les 2,9 milliards d’euros dépensés chaque année en prospectus par les annonceurs français, soit 45€/an et par habitant, sont bien évidemment répercutés dans les prix de vente. En aval, si les émetteurs sont, depuis 2007, responsables du traitement de leurs publicités, l’essentiel du coût reste à la charge des consommateurs/contribuables, ce qui ne constitue pas un système suffisamment incitatif à la réduction des publicités non-adressées. Au-delà du coût économique, c’est bel et bien une gabegie environnementale : avec seulement 49 % du papier recyclé en France (contre 75 % en Allemagne), c’est plus de la moitié des 708 tonnes mensuelles distribuées sur le département qui sont gaspillées.

Face à l’aggravation de la pollution publicitaire liée aux prospectus non adressés, l’UFC-Que Choisir saisit les parlementaires de la Sarthe pour demander :

  • un audit du Ministère de l’Environnement sur le financement du recyclage du papier, aujourd’hui bien peu transparent, et particulièrement sur la part réellement payée par les émetteurs de papier ;
  • une pénalité financière – inexistante à ce jour – pour les publicitaires qui ne respecteraient pas le « Stop pub ».

Par ailleurs, soucieuse de lutter contre le gaspillage, l’UFC-Que Choisir a édité des autocollants « Stop pub » qu’elle met gracieusement à disposition des sarthois au sein de son association : 21 rue Besnier – 72000 LE MANS

Pascale Besnard, responsable enquêtes

17 juillet 2014

L’Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir de la Sarthe communique les résultats de l’enquête « Prix dans les magasins de la grande distribution »

Du 21 septembre au 5 octobre 2013 les enquêteurs de l’UFC Que Choisir de la Sarthe ont relevé, de manière anonyme, les prix dans 44 magasins de la grande distribution classique du département de la Sarthe.

Les enquêteurs de l’UFC Que Choisir de la Sarthe se sont rendus dans 44 magasins de la grande distribution du département. Ils ont relevé les prix de 78 produits d’utilisation courante issus des 6 rayons les plus couramment fréquentés (65 % de produits de marques nationales et 35 % de produits MDD, marques de distributeurs).

L’augmentation constatée est de 0,2 % par rapport à septembre 2012, moins que l’inflation. Nationalement, le prix moyen du caddy est de 314 €. Les prix des produits de marque nationale ont diminué de 1,1 %, au contraire les produits MDD ont augmenté de 2,8 %.

Dans la Sarthe, les magasins Leclerc sont tous en dessous de 300 € soit  5 % à  8 % de moins que le prix moyen. Carrefour est à 305 €, il occupe la 2e place des magasins les moins chers qu’il partage avec la plupart des magasins super U (l’Hyper U d’Ecommoy est à 299 €).

Il est à noter une forte disparité entre magasins. Le magasin le plus cher se trouve en centre ville, il s’agit du Monoprix, place de la république au Mans avec un caddy à 357 € soit plus de 20 % plus cher qu’au magasin Leclerc d’Allonnes où le même caddy coûtera  291 €. On peut même noter un écart de 33 € entre deux magasins situés dans la même rue, route de Bonnétable,  297 € pour Leclerc contre 330 € pour Carrefour Market.

Nationalement, la Sarthe se trouve toujours être un des départements les plus favorables aux consommateurs. Elle est en 37e  position. La Vendée et les Côtes d’Armor figurent en tête de ce classement des départements les moins chers. A l’inverse, la région parisienne et les départements du sud de la France sont les plus chers. Le même caddy dans les départements et territoires  d’outre-mer coûtera pratiquement le double : 97 % de plus.

Pour faire le bon choix, rendez-vous (gratuitement jusqu’au 11 mars) sur le comparateur des hypermarchés et des supermarchés de Que Choisir : www.quechoisir.org/drive523

Vous accédez aux résultats à côté de chez vous avec la carte interactive. Sur cette carte vous trouverez l’indice de prix de votre magasin et le détail pour tous les rayons : épicerie, fruits et légumes, produits laitiers, boucherie, boisson, hygiène et beauté. Depuis 30 ans, Que Choisir vous éclaire dans vos choix en s’appuyant sur un réseau de plusieurs centaines d’enquêteurs et depuis 2013, Que Choisir a renforcé son dispositif en comparant les prix relevés en ligne.

Pascale Besnard, responsable enquêtes de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe

2 mars 2014