UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

Energie moins chère ensemble : 1595 sarthois vont économiser 240533 euros

Suite à la clôture de la campagne « Energie moins chère ensemble » 2019, l’UFC-Que Choisir de la SARTHE se félicite d’avoir contribué à faire baisser la facture et garantir une sécurité juridique renforcée pour les sarthois

57 % des inscrits ont exprimé le souhait de souscrire, un record !

Sur les 2785 inscrits pour le département de la Sarthe pas moins de 1595 ont exprimé le souhait de souscrire à une ou deux offres Energie moins chère ensemble. Le taux de conversion est donc de 57 %, soulignant l’attractivité des offres lauréates obtenues grâce à la mobilisation des consommateurs sarthois lors de l’inscription. C’est le meilleur taux de conversion sur l’ensemble des départements (conversion moyenne au niveau national : 47 %).

Il faut souligner que 295 consommateurs locaux ont souhaité souscrire au lot « soutien petits producteurs renouvelables » pour lequel l’essentiel de l’électricité produite doit provenir de petits sites de production situés en France.

Au total, ce sont 2341 contrats (832 pour le gaz et 1509 pour l’électricité) plus protecteurs que ceux classiquement proposés, avec, en outre, des économies significatives à la clé.

240 533 milliers d’euros de pouvoir d’achat économisé sur un an

Au vu des profils de consommation des souscripteurs, pas moins de 240 533€ de pouvoir d’achat ont été gagnés par et pour les sarthois. Comme les lots gaz et électricité « classiques » sont à prix fixes deux ans, ces importantes économies vont donc se prolonger pour les bénéficiaires de ces offres.

Une campagne qui participe à la dynamique concurrentielle

L’UFC-Que Choisir de la Sarthe ne peut également manquer de se réjouir du fait que suite au dévoilement des offres lauréates, de nouvelles offres attractives financièrement, aient émergé par le biais de nouveaux acteurs mais également d’anciens qui se sont alignés sur les offres lauréates. Le bénéfice de la campagne « Energie moins chère ensemble » s’étend donc au-delà des seuls souscripteurs.

Alors que le tarif réglementé du gaz va disparaître et que celui de l’électricité risque de connaître de nouvelles envolées, l’UFC-Que Choisir la Sarthe rappelle que les consommateurs ont aussi intérêt à faire jouer la concurrence individuellement.  Elle invite donc les abonnés au gaz et à l’électricité du département à consulter le comparateur indépendant des offres Energie leur permettant de connaître l’offre la plus adaptée à leur profil de consommation.

Retrouvez le bilan national sur quechoisir.org

Evelyne Gaubert, Présidente, UFC-Que Choisir de la Sarthe

2 février 2020

L’UFC-Que Choisir de la Sarthe vous reçoit

A son siège 21 rue  Besnier au Mans (72000)

  • du lundi au jeudi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30
  • le vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00

Plan d’accès : cliquer ICI

Il est préférable de téléphoner avant de passer à l’association. Les adhérents peuvent être reçus sur rendez-vous.

Téléphone : 02 43 85 88 91

courriel : contact@sarthe.ufcquechoisir.fr 

Dans ses antennes  :

A la Ferté-Bernard le lundi de 9h00 à 12h00 – 14 rue d’Huisne  (72400)

Téléphone : 09 73 51 18 19 – courriel : quechoisirlaferte@free.fr

Plan d’accès : cliquer ICI  

A la Flèche le jeudi de 14h00 à 17h00 – 3 rue Saint Thomas (72200)

Téléphone : 02 43 45 75 39 – courriel : antennelafleche@sfr.fr

Plan d’accès : cliquer ICI

A  Sablé-sur-Sarthe le vendredi de 14h00 à 17h30 (72300) – 10 avenue des Bazinières 3ème étage

Téléphone : 07 69 55 31 81 – courriel : ufcsarthesable@gmail.com

Plan d’accès : cliquer ICI

2 février 2020

Loi EGalim : un an après, un échec inconstestable

Mercredi 16 octobre, une quinzaine de bénévoles s’étaient donné rendez-vous devant l’entrée principale de l’hypermarché Auchan de La Chapelle-Saint-Aubin pour distribuer des tracts afin de sensibiliser les consommateurs sur les effets de l’augmentation du seuil de revente à perte, disposition votée dans le cadre de la loi alimentation.

L’UFC-Que choisir de la Sarthe y a présenté symboliquement le chèque en blanc donné à la grande distribution eut aux industriels : plus d’un milliard 600 millions d’euros payés par les consommateurs ont été captés par intermédiaires sans que les producteurs n’en voient la couleur alors que cette mesure était conditionnée, précisément, à une modération des marges de ces derniers

Premier bilan de la loi issue des Etats Généraux pour l’alimentation (EGalim) qui s’étaient déroulés du 20 juillet au 21 décembre 2017 : le compte n’y est pas !

Résultat : un chèque en blanc de 1,6 milliard d’euros pour la grande distribution et les industriels et le consommateur paie plus cher ses produits alimentaires

Cette loi, promise lors de son discours de Rungis par Emmanuel MACRON, et promulguée le 1er novembre 2018, avait un double objectif :

* mieux rétribuer les producteurs par un équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire  en faisant payer plus cher les consommateurs en augmentant le seuil de revente à perte (SRP) ;

* apporter aux consommateurs une alimentation saine, durable et accessible à tous.

Première promesse  :  payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail

Pour cela, la potion magique prescrite par le Gouvernement et soutenue par la grande distribution, l’industrie agroalimentaire et les syndicats agricoles, consistait à faire payer plus les consommateurs pour que les sommes ainsi prélevées « ruissellent » vers les agriculteurs !

Tondre la laine sur le dos des consommateurs a été programmée, à titre expérimental sur 2 ans, en relevant le seuil de revente à perte SRP (*) de 10%, à partir du 1er février dernier.

L’encadrement des promotions, en valeur et en volume, là encore à titre expérimental sur 2 ans, a été également mis en place sur les denrées alimentaires. Cela devait permettre de faire en sorte de mieux rémunérer les agriculteurs et les PME agroalimentaires. Fini par exemple le « 2 pour le prix de 1 » ; en revanche le « 3 pour le prix de 2 » restera possible.

*SRP : il s’agit de la limite de prix en dessous de laquelle un distributeur ne peut revendre un produit en l’état, sous peine de pouvoir être lourdement sanctionné pour revente à perte.

Les représentants de la grande distribution prétendent que le relèvement du SRP n’a occasionné aucune inflation. L’UFC-Que Choisir prouve au contraire qu’une flambée des prix alimentaires a été déclenchée. Dès l’entrée en vigueur de la mesure, le 1er février, l’augmentation a été de 0,83% en un seul mois. La facture alimentaire des français est de 95 milliards d’euros. Aussi, le relèvement du SRP se traduira par un chèque en blanc de 1,6 milliard d’euros au bénéfice des principaux intermédiaires. En effet, rien n’a ruisselé vers les agriculteurs qui ont reçu un chèque en bois.

Quid de la promesse de modération des marges ? Un écran de fumée !

En contrepartie de la hausse du seuil de revente à perte qui leur a été accordée, les industriels de l’agroalimentaire et la grande distribution s’étaient engagés à modérer leurs marges afin que les prix consentis aux agriculteurs soient plus rémunérateurs. L’analyse des données officielles montrent au contraire que cette promesse n’a pas été tenue, en particulier pour le lait, la viande bovine, les filets de poulet. Ainsi, alors que le prix agricole a diminué de 5%, le consommateur paie son lait UHT 4% de plus qu’en 2017. Donc, pas de ruissellement du surcoût payé par le consommateur vers les agriculteurs mais plutôt dans les poches des intermédiaires, dont un nombre important sont des coopératives où les syndicats agricoles majoritaires en détiennent la gouvernance.

Les produits agricoles toujours achetés en dessous de leur prix de revient

Il n’y a pas eu rééquilibrage des négociations commerciales. Au contraire ! La distribution et l’industrie n’ont, là aussi, pas tenu leur promesse. Et l’Etat ferme les yeux sur cette réalité. C’était pourtant le second engagement lors du discours de Rungis.

Les demandes de L’UFC-Que Choisir

Suite à ce constat implacable d’échec, notre association, rejointe par la Confédération Paysanne, demande au Gouvernement :

  • l’abandon immédiat du relèvement du seuil de revente à perte ;

  • la transparence totale sur les marges des industriels et des enseignes de la grande distribution par la publication des niveaux de marges nettes réalisées par chacun ;

  • la mise en œuvre effective du rééquilibrage des négociations commerciales, par la publication des conditions de négociations, par des contrôles officiels et l’application de sanctions dissuasives en cas de non-respect de la loi et des prix Producteurs en dessous des prix de revient ;

  • un dispositif pour déterminer des prix agricoles rémunérateurs en prenant en compte les efforts de montée en gamme des exploitants agricoles, sur la base de critères notamment sanitaires, environnementaux et nutritionnels.

Pierre Guillaume, responsable environnement

28 décembre 2019

Confier un véhicule à un garagiste : les règles à connaître

Frais de gardiennage, dépassement du délai de réparation, droit de rétention du véhicule … Il est important d’en connaître les règles pour éviter les conflits.

Lorsque l’on confie son véhicule à son garagiste, plusieurs règles de droit interviennent. Il est important de les connaître, afin d’éviter de mauvaises surprises.

Sous quelles conditions, le garagiste peut-il user de son droit de rétention sur mon véhicule ?

Les articles 1948 et 2286 du Code civil autorisent le garagiste à garder le véhicule de son client jusqu’au complet paiement de la facture correspondant aux réparations effectuées. La mise en œuvre de son droit de rétention doit néanmoins respecter des conditions strictes :

– le garagiste doit pouvoir se prévaloir d’une créance certaine. Le professionnel doit donc détenir un document attestant de la dette du propriétaire du véhicule, de son montant exact et de la date d’échéance du paiement. Cette date doit être dépassée sans que le délai de prescription ne soit expiré ;

– le garagiste doit pouvoir produire la preuve de l’accord express et non équivoque de son client sur la nature et le montant des réparations.

En pratique, le droit de rétention du garagiste ne peut valablement être exercé qu’en présence  d’un ordre de réparation ou d’un devis détaillé et signé par le propriétaire de la voiture.

La facture n’est pas conforme au devis ou le garagiste m’a donné un prix approximatif et le montant présenté est beaucoup plus élevé. Je ne suis pas d’accord pour payer la totalité. Le garagiste refuse de me rendre le véhicule. Que puis-je faire ?

Le garagiste ne peut exercer son droit de rétention qu’à condition de pouvoir produire un devis détaillé et signé comme nous venons de l’évoquer. En l’absence d’un devis de réparation, ou d’un ordre de réparation, il n’est pas autorisé à conserver le véhicule, même en cas d’impayé.

Sa facture, en outre, doit correspondre exactement au devis préalablement signé par le client, ou indiqué sur l’ordre de réparation. En cas de rétention alors que la facture du garagiste n’est pas conforme au devis, le propriétaire du véhicule peut au choix payer la facture puis en contester le montant devant le tribunal compétent, ou demander au juge la restitution de sa voiture sur le fondement de la rétention abusive.

Concernant l’ordre de réparation, le garagiste doit-il indiquer une date de restitution du véhicule ?

Le garagiste se doit d’indiquer à son client, sur l’ordre de réparation ou sur le devis, la date à laquelle il s’engage à livrer le véhicule à son client. A défaut, ce délai est de 30 jours.

Le dépassement de cette date pourrait être sanctionné par la résiliation du contrat par le propriétaire du véhicule. Toutefois et d’un point de vue pratique, avant qu’il ne puisse rompre le contrat, le propriétaire devra mettre le garagiste retardataire en demeure de lui restituer le véhicule et faire constater en justice que le délai n’a pas été respecté. Les ruptures de contrat seront donc très probablement peu nombreuses ; d’autant que les réparations auront la plupart du temps déjà été entamées. On ajoutera toutefois que l’absence de précision de ce délai de livraison du véhicule réparé est punie d’une amende administrative de 3 000 € maximum pour une personne physique, et 15 000 € pour une personne morale, selon l’article L 131-1 du code de la consommation.

Les frais de gardiennage d’un véhicule me seront-ils facturés que je fasse ou non réparer mon véhicule chez lui ?

Pour qu’un garagiste puisse vous réclamer les frais de garde de votre véhicule, il faut qu’un contrat d’entreprise soit rédigé entre le garagiste et son client, par la signature d’un ordre de réparation, ou devis, lequel s’accompagne d’un contrat de dépôt.

L’article 1917 du code civil, dit : « le dépôt est un contrat essentiellement gratuit ». Néanmoins, la jurisprudence a pris clairement parti en faveur du professionnel. Rappelons que le droit français fait peser la charge de la preuve sur celui qui réclame quelque chose. Ainsi, le professionnel devra démontrer l’existence d’un contrat de dépôt prévoyant expressément une rémunération à son profit.

Dans le cas contraire, et par application de l’article 1917, le contrat de dépôt serait considéré comme ayant été fait à titre gratuit. Là encore, la jurisprudence et la cour de cassation sont favorables au professionnel et oblige donc le client à prouver que le contrat de dépôt a été fait à titre gratuit.

Si le client n’arrive pas à apporter cette preuve, le contrat de dépôt sera présumé avoir été fait à titre onéreux, quand bien même aucun contrat de dépôt n’aurait été signé entre les parties.

Reste alors l’épineuse question du montant réclamé par le garagiste. Si un affichage est apposé au sein de son garage et à la vue du public, la question est tranchée. Dans le cas contraire, il appartiendra au juge du fond de chiffrer lui-même le montant de ces frais de gardiennage, ce qui parfois réserve bien des surprises.

Pour conclure, soyez attentif à ce que vous signez ! En cas de problème, privilégiez toujours le dialogue avec votre garagiste. Dans tous les cas, n’hésitez pas à consulter notre association.

Jean-François Vaché, consultant automobile, UFC-Que Choisir de la Sarthe

28 décembre 2019

Foire du Mans : annulation du bon de commande

Monsieur C. signe, sur la foire du Mans le 12 septembre 2019, un devis avec TECHNITOIT d’un montant de 15 000 € * pour des travaux de traitement hydrofuge de toiture. Le devis ne comporte aucun détail et mentionne un paiement comptant alors que M. C. avait précisé qu’il lui fallait un prêt. Un acompte de 500 € est versé.

Après avoir fait remarqué au commercial que le devis ne correspondait pas à sa demande, M. C. obtient un rendez-vous du commercial le 23 septembre pour la mise en place du contrat de prêt.  Inquiet de cette future rencontre, M. C. vient nous consulter à notre permanence du lundi matin à la Ferté-Bernard.

Saisie de ce litige, notre consultante dénonce, par courrier à la société TECHNITOIT, la pratique du commercial et demande l’annulation du bon de commande, ce sans frais, et le remboursement de l’acompte versé.

Par mail, TECHNITOIT nous informe de l’annulation sans frais du bon de commande et le remboursement de l’acompte de 500 €.

M. C. nous remercie et nous confirme avoir reçu un chèque de 500 €.

* Conseil : à noter que le montant de 15 000 € est complètement surfacturé par rapport au coût normal de cette prestation. Nous ne pouvons que renouveler notre conseil de comparer les prix en demandant plusieurs devis et de faire jouer la concurrence avant de signer quoi que ce soit.

Ginette Debray,  antenne UFC-Que Choisir de la Sarthe de La Ferté-Bernard

28 décembre 2019

HOMMAGE : Christian, bénévole militant et ami

Christian Maury, consultant de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe, avait participé à l’émission Envoyé spécial de France 2, animée par Elise Lucet sur l’abus de faiblesse lors du démarchage en rénovation énergétique.

ll était un bénévole engagé, opiniâtre, ne lâchant rien pour faire aboutir les dossiers qui lui étaient confiés. Christian Maury, bénévole, en charge plus particulièrement des dossiers rénovation énergétique nous a quittés brusquement le 31 octobre. Son décès soudain a profondément affecté toute l’équipe mais aussi beaucoup d’adhérents qu’il a conseillés, aidés soutenus durant les 8 années qu’il a passées à l’Association, dont il fut aussi pendant 4 ans administrateur.

L’injustice, les arnaques, les manquements aux droits auxquels sont confrontés les consommateurs animaient sa volonté de combat. Il a été, dès 2012, à l’origine d’une motion que l’Association a déposée, lors de l’assemblée générale nationale de l’UFC-Que Choisir, pour que la fraude à la rénovation énergétique s’inscrive dans ses combats. Depuis, avec lui, nous avons multiplié sans relâche les actions auprès des pouvoirs publics dont il déplorait l’inertie. Christian a écrit de nombreux articles pour alerter les consommateurs sur le sujet, dénonçant les entreprises peu scrupuleuses, les établissements de crédits complices. Il a participé pendant une semaine au reportage du magazine Envoyé spécial dans la Sarthe intitulé « les pièges du démarchage lié à la rénovation énergétique ».

Ces combats vont-ils finir par aboutir ?

Peut-être ? Un groupe de travail sur les fraudes à la rénovation énergétique vient d’être créé au ministère de la transition énergétique. Il réunit l’ensemble des acteurs de la filière dont les associations de consommateurs. L’UFC-Que Choisir au niveau national y est représentée. Le plan de lutte contre la fraude annoncée semble encore bien timide.  Christian l’aurait jugé ainsi. L’idée de l’interdiction du démarchage téléphonique y a été évoquée… Seule l’interdiction de tout type de démarchage dans ce domaine, des sanctions pénales conséquentes et appliquées pour les entreprises frauduleuses, et une rénovation réellement basée sur les performances attendues, inscrites dans le devis et contrôlées ensuite, tout cela par des organismes indépendants, pourraient assainir le secteur.

Christian va manquer énormément à l’équipe de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe, mais nous continuerons sans relâche ses combats

Evelyne GAUBERT, Présidente

18 décembre 2019

Achats sur internet : comment éviter les pièges ?

Retrouvez la chronique de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe tous les lundis à 12h22 sur la radio RCF Sarthe (fréquence 101.2 ou en streaming).

Faire ses achats sur Internet est devenu une habitude, presque un réflexe, pour de nombreux consommateurs. Cependant, quelques précautions sont a prendre, pour faire son e-shopping en toute sérénité.

On fait le point en compagnie de Françoise GRIMARD et Thomas RENIER-TISSERAT, juriste en service civique à l’UFC Que Choisir de la Sarthe.

Pour retrouver toutes nos chroniques sur le site de RCF.

21 novembre 2019

Démarchage téléphonique en assurance : les associations de consommateurs ont été entendues

Après trois mois d’intenses négociations, le Comité consultatif du secteur financier a adopté aujourd’hui un avis pour que cessent les pratiques toxiques du démarchage téléphonique en assurance. A compter du 1er juillet 2020 au plus tard, les professionnels s’engagent à mettre un terme au harcèlement téléphonique, à avancer vers un consentement moins équivoque des consommateurs sollicités et à faciliter la résiliation des contrats ainsi souscrits. Les associations AFOC, Familles Rurales, UFC-Que Choisir et UNAF se félicitent de ce premier pas en direction d’un arrêt rapide et pérenne des pratiques frauduleuses dont elles s’assureront de l’effectivité.

Harcèlement téléphonique : la ligne devra être coupée !

Le démarchage téléphonique est une technique de vente aussi exaspérante que dangereuse. Prenant au dépourvu les consommateurs, la relation commerciale qui en découle est irrémédiablement viciée. Au regard de la complexité des contrats d’assurance, cette pratique est à l’origine d’un nombre considérable de plaintes au sein de nos structures, provenant notamment des personnes âgées et/ou isolées.

Grâce à notre mobilisation, les assureurs et les courtiers se sont engagés à remettre à plat leur processus de vente. A l’issue de la présentation de l’information précontractuelle aux prospects (annonce du caractère commercial de l’appel, description du produit, etc.), les démarcheurs auront l’obligation de s’assurer que les consommateurs souhaitent bien poursuivre la conversation. En l’absence de réponse positive, ils ne pourront insister, auront l’obligation de mettre immédiatement fin à l’appel et surtout devront s’interdire de rappeler.

Un appel, un contrat : une pratique aux oubliettes

L’avis adopté ouvre également la voie vers un consentement moins équivoque des consommateurs qui souhaiteraient souscrire une assurance après un démarchage téléphonique. En effet, la pratique « un appel, un contrat » sera strictement interdite : aucun contrat ne pourra être conclu dès le premier appel. Afin de respecter le délai minimal indispensable pour prendre connaissance de la documentation contractuelle et ainsi réaliser un choix libre et éclairé, les démarcheurs ne pourront rappeler uniquement à l’issue d’un temps de réflexion de 24 heures après sa réception.

Source de nombreux détournements, la souscription à l’oral d’un contrat (lecture d’un code SMS, répétition d’une phrase) est destinée à disparaître. De même, le seul paiement de la prime d’assurance ne pourra plus constituer une preuve de l’accord du consommateur. Ainsi, le consentement écrit, par nature plus sûr, s’affirmera comme l’unique standard.

Enfin, les assureurs et les courtiers ne devront pas proposer un contrat pour un risque déjà couvert lorsque le consommateur ne peut résilier son précédent engagement. Si cette disposition est la stricte application de leur devoir de conseil, elle est indispensable compte tenu de la quantité des manquements rencontrés.

Résilier son contrat par courriel : simple, rapide et efficace

L’accord conclu permettra enfin aux consommateurs de résilier plus aisément les produits d’assurance souscrits après un démarchage téléphonique. Alors que les victimes de pratiques frauduleuses s’aperçoivent plusieurs semaines après l’appel qu’ils sont titulaires d’un contrat, les distributeurs devront leur adresser une « lettre de bienvenue ». Cette dernière alertera les clients de leur souscription, de l’existence du droit de rétractation et de ses modalités.

Alors que les professionnels imposent généralement l’envoi d’une lettre recommandée pour renoncer au contrat, les consommateurs pourront désormais se dédire par simple courrier électronique. Cette solution simple, rapide et efficace doit permettre d’assainir au plus vite le secteur.

Dans l’attente d’une interdiction du démarchage téléphonique et alors que les demandes des associations représentant les consommateurs et les familles, ont été entendues dans l’avis du Comité consultatif du secteur financier, nous restons mobilisées et entendons veiller à l’effectivité des engagements des professionnels.

Communiqué UFC-Que Choisir Publié le : 19/11/2019

Retrouvez l’article sur quechoisir.org

21 novembre 2019

ALERTE : Gare aux faux courriers de l’URSSAF

Internet n’est pas le seul terrain de chasse des arnaques, le courrier l’est également.

Preuve en est cette lettre à l’en-tête de l’URSSAF, sous pli frappé du logo de l’organisme, qui a donné lieu à plusieurs signalements auprès de notre association.

L’auteure de la lettre est une certaine Catherine BLANCHARD, prétendue agent de l’URSSAF en poste à la « 1 ère brigade de contrôle ». Sous couvert de cet avis de contrôle de l’URSSAF, elle invite son destinataire à adresser une copie de son avis d’imposition 2019 par courriel à l’adresse : blanchard-catherine@urssaf-gouv.fr.

Cette lettre constitue une tentative de fraude visant à recueillir vos données et peut déboucher sur une escroquerie si des fonds sont demandés.

Cette lettre est l’occasion de rappeler un maître-mot : VIGILANCE.

Pour vous aider à l’être et pour déceler une fraude, quelques points sont à vérifier :

  • la présence de fautes d’orthographe,
  • une mise en page peu professionnelle,
  • l’utilisation de termes inadéquats,
  • l’absence de certaines mentions (numéro de téléphone, adresse…)…

Quoi qu’il en soit, en cas de doute, contacter l’organisme mentionné dans l’envoi.

Thomas Renier-Tisserat, Juriste, commission communication de l’UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

27 octobre 2019

Offres Énergie moins chère ensemble : ENI craint l’hémorragie de clients

Des clients d’ENI arrivés chez ce fournisseur en 2017 dans le cadre de la précédente opération « Énergie moins chère ensemble » de l’UFC-Que Choisir s’étonnent de la nouvelle offre gaz qu’il leur propose. De fait, elle ressemble étrangement aux offres lauréates de l’UFC-Que Choisir pour 2019. Explications.

Vous êtes très nombreux à avoir participé à l’opération « Énergie moins chère ensemble 2019 », si bien qu’elle a débouché sur des offres ultra-compétitives, tant en gaz qu’en électricité, avec un prix fixe du kWh hors taxes sur 2 ans, inférieur de 16 % au tarif réglementé de septembre, le mois où les enchères inversées se sont déroulées sous contrôle d’huissier. C’est le fournisseur Ekwateur qui a remporté la mise…

Pour lire la suite sur quechoisir.org, cliquez ICI.

 

27 octobre 2019