UFC-QUE CHOISIR DE LA SARTHE

SFR sur la mauvaise pente

Si 2015 était déjà une mauvaise année en terme de litiges Internet/téléphonie recensés par l’UFC-Que Choisir de la Sarthe, avec une augmentation de 100% par rapport à 2014, 2016 gagnera malheureusement la palme. Début juillet 2016, le nombre de litiges pour 6 mois était déjà équivalent à celui de l’année 2015. Leur objet : des problèmes de couverture de réseau, des abonnements modifiés, des propositions de changement d’abonnement soi-disant plus avantageuses qui en fait ne le sont pas, des augmentations de tarifs.. Ces problèmes donnent lieu à des demandes de résiliation des adhérents, résiliation occasionnant des frais souvent indus. S’ajoute à cela un service client souvent aux abonnés absents.

Le problème est malheureusement largement partagé sur tout le territoire, comme le signale l’UFC-Que Choisir sur son site national en février 2016.

Avec la facturation de la location de la box, annoncée à partir du 13 aout, c’est encore une nouvelle augmentation qui va plomber les factures SFR pour une partie des abonnés. Les abonnés mécontents des services de cet opérateur pourront en profiter pour en changer. En effet, si rien n’interdit à un opérateur de modifier les conditions contractuelles de ses abonnés, le nouvel article L. 224-33 du code de la consommation (ex-L. 121-84) l’oblige toutefois à en avertir les clients concernés entre 1 mois et 4 mois avant l’entrée en vigueur de la modification, ce qui semble être le cas. Le client dispose ensuite de 4 mois à partir de la date de l’augmentation (soit jusqu’au 13 décembre dans le cas de cette dernière hausse) pour résilier son offre sans frais. Si vous êtes concerné et que vous souhaitez en profiter pour changer d’opérateur, vous n’aurez donc à payer ni les 49 € de frais de résiliation ni les éventuels frais de résiliation anticipée appliqués en cas d’engagement. Idem si vous êtes sous le coup d’une période d’engagement de 12 ou 24 mois : vous pouvez mettre fin au contrat sans avoir à payer les frais de résiliation anticipée. Espérons que ce droit sera bien respecté et ne donnera pas lieu à de nouveaux litiges.

Face à cette situation qui dure depuis trop longtemps, le président de l’UFC-Que Choisir Alain Bazot a écrit, début novembre 2016,  au PDG de SFR, Michel Combes, pour lui notifier les nombreuses difficultés rencontrées par les abonnés SFR et demander que des mesures concrètes soient prises rapidement pour les résoudre. Alain Bazot a également insisté pour que soit désigné chez SFR un interlocuteur unique capable de répondre de manière personnalisée aux associations locale de l’UFC-Que Choisir. SFR s’est d’ores et déjà dit ouvert au dialogue et prêt à trouver des solutions.

En attendant que des solutions soient trouvées, le site quechoisir.org met à la disposition des déçus de Numericable-SFR une série de questions-réponses et de lettres types.

En cas de problèmes, n’hésitez pas à consulter l’UFC-Que Choisir de la Sarthe

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Evelyne Gaubert, Présidente UFC-Que Choisir de la Sarthe

 

23 novembre 2016

Garantie légale : attention au discours des vendeurs

Une adhérente nous relate :

« Au moment de conclure l’achat d’un ordinateur portable à la FNAC du Mans, je me suis vue proposer par le vendeur l’extension de garantie payante FNAC de 3 ans. Je lui ai fait remarquer que je bénéficiais de toute façon de la garantie de conformité de 2 ans. Le vendeur a alors argumenté que la garantie commerciale gratuite de la FNAC n’était que d’un an, qu’au-delà je devrai me débrouiller avec le constructeur.

Je lui fis remarquer que, du fait de la garantie légale de conformité, le vendeur, donc la FNAC, si mon ordinateur était en panne suite à un défaut, devrait prouver, s’il refusait la prise en charge,  que la responsabilité de la panne m’incombait, et ce désormais pendant les 2 années.

Il m’a rétorqué : de toute façon, le constructeur n’admettrait pas de reconnaître un défaut. Je lui répondis que dans ce cas, je pourrais me tourner vers la juridiction de proximité.

Nullement arrêté dans son élan, le vendeur m’affirma que dans ce cas, c’est vers un tribunal européen que je devrais aller et qu’il me souhaitait bon courage.

Et que donc, pour une somme toute modique, je devrais plutôt prendre la garantie proposée. »

Le rappel de la réglementation : 

La responsabilité de la garantie légale de conformité incombe pendant deux ans au vendeur, charge à lui de se retourner vers le constructeur.

Pendant ces deux années, c’est désormais au vendeur de prouver que le dysfonctionnement ou la panne, vient d’un mauvais usage.

Le tribunal compétent, en cas de litige, peut être celui du domicile du consommateur.

Les extensions commerciales de garantie payantes (3 ans proposées par la FNAC), se justifient donc, « en cas de panne avérée… » éventuellement pour la troisième année.  ¡

Commission litiges de l’UFC-Que Choisir de la Sarthe

 

1 novembre 2016

BT Concept Eco : le temps passe, les litiges continuent

Suite à un démarchage commercial, la société BT CONCEPT ECO spécialisée dans l’isolation écologique a installé cinq radiateurs chez Monsieur et Madame C. Un dysfonctionnement est apparu sur l’un des appareils. La société a alors chargé un technicien de solutionner cette panne, mais sans résultat.

Malgré plusieurs lettres de Monsieur et Madame C, aucune démarche n’a été entreprise par le professionnel. Pourtant, le code de la consommation prévoit que le vendeur est tenu de livrer un bien conforme au contrat et doit répondre des défauts de conformité existant lors de la délivrance.

Cette garantie dite de conformité est souvent mise en œuvre lorsque le bien acheté est impropre à l’usage auquel on peut s’attendre. Tel était le cas du radiateur, dans la mesure où il ne remplissait pas sa principale fonction à savoir, augmenter la température de la pièce.

Ce n’est qu’après un courrier de notre consultante que la société prit contact avec nos adhérents pour remplacer le bien.

La résolution de ce litige confirme ce que nous relations dans notre article du Consommateur 72 de décembre 2015. Bien que BT Concept Eco accepte généralement de régler les litiges à l’amiable dès qu’il y a intervention de l’UFC-Que Choisir, nous regrettons de devoir encore ouvrir des dossiers régulièrement.

Commission litiges, UFC-Que Choisir de la Sarthe

 

1 novembre 2016

Usage des pesticides : image des jardineries en Pays du Mans

La loi Labbé interdit aux collectivités locales et aux particuliers l’usage des pesticides de synthèse à compter, respectivement, du 1er janvier 2017 et du 1er janvier 2019. C’est donc demain que nous devons mettre en œuvre des méthodes et des produits respectueux de l’environnement pour entretenir nos espaces verts et nos jardins.

Le « Pays du Mans » souhaite accompagner les particuliers à s’adapter à cette disposition nouvelle. C’est pour cela qu’il veut amener les magasins de vente de produits phytosanitaires à conseiller les jardiniers amateurs dans l’usage de produits et la mise en œuvre de méthodes plus respectueux de la nature. Il reprend donc sur son territoire, l’action « Jardiner au naturel, ça coule de source».

L’UFC–Que Choisir de la Sarthe, partenaire de l’action, a donc enquêté 27 magasins du Pays du Mans pour faire un « état des lieux ».

Les 27 magasins sont 18 jardineries, dont 7 anciennes signataires de la charte « Jardiner au naturel » et 9 Grandes et Moyennes Surfaces (GMS).

Ces magasins doivent afficher l’annexe de l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010 qui indique les limites des distances à respecter pour l’usage des pesticides vis-à-vis de la proximité des divers points d’eau. Seulement 14 rayons (51 %) sont en règle en la matière (un quinzième affichant un arrêté similaire du Maine-et-Loire). Néanmoins, c’est une amélioration car au début de l’action très peu l’affichait, même parmi les jardineries signataires (en règle ici).

Au niveau des vendeurs, disponibilité et amabilité sont au rendez-vous mais, par contre, seulement 19 sur 27 ont donné des explications plus ou moins satisfaisantes.

Nous avons essayé d’évaluer l’orientation des rayons enquêtés, à savoir s’ils étaient à orientation essentiellement pesticide de synthèse ou à orientation méthode bio ou méthode alternative (autre que pesticide). Ce qui est sûr, c’est que dans 23 rayons on pouvait se procurer du Round’up en libre- service. Seulement 4 rayons, dont 2 signataires n’en proposaient pas. Sur les 27 magasins, 15 sont qualifiés à orientation « pesticide de synthèse » uniquement (55 %), seuls 5 (18 %) sont uniquement à orientation « bio » ou « alternative ». Les autres ont une caractéristique « pesticide » avec en plus du « bio » ou/et de  l’alternatif ».

Cette caractéristique se retrouve dans les réponses aux questions posées. Nous souhaitions se débarrasser de quelques pissenlits sur notre pelouse de moins de 10 mètres sur 10, détruire de l’herbe qui poussait entre les dalles de notre descente de garage et éliminer quelques pucerons de notre rosier. Tout d’abord, seuls 15 vendeurs (51 %) ont posé des questions pour mieux appréhender le contexte de notre demande.

Pour désherber la descente de garage, 7 magasins (dont 5 jardineries), soit 25 % seulement, ont préconisé autre chose qu’un désherbant. Plus de la moitié (52 %) ont conseillé uniquement un désherbant de synthèse !

Pour détruire les quelques pissenlits, seuls 7 magasins (dont 1 GMS), soit 26 %, ont préconisé une méthode « alternative » (l’idéal pour la situation évoquée). Pour détruire les quelques touffes, 13 vendeurs (48 %) ont proposé un désherbant sélectif, dont 11 comme unique solution.

De plus, 44 % des magasins ont conseillé de traiter toute la surface !

Enfin, pour nettoyer notre rosier de ses quelques pucerons, 9 magasins (33 %), dont 8 jardineries, préconisent des produits « bio » contre, quand même 13 (48 %), que des produits non « bio ». Une seule jardinerie signataire oriente sur les larves de coccinelle !

Au travers de ces enquêtes, il ressort que les vendeurs sont obnubilés par le pulvérisateur et les produits chimiques aux seules vertus curatives.

Peu d’entre eux orientent vers des techniques plus naturelles à caractère davantage préventif. Néanmoins, il est à noter la présence assez généralisée de produits de traitement « bio » aux côtés des produits chimiques de synthèse. Cette dualité se retrouve dans les GMS comme dans les jardineries. Avec des jardiniers de plus en plus sensibilisés à la santé de l’environnement et de la nourriture, les « rayons pesticides » sont en mesure de mettre davantage en sourdine leurs conseils du « chimique-curatif » au profit de la promotion de méthodes alternatives à caractère préventif. Les futures enquêtes nous donneront l’évolution réalisée.

Alain André, commission environnement

 

1 novembre 2016

Inscrire la fin de l’obsolescence programmée à l’agenda 2017 : lancement de la plateforme participative Opé2017

Décidées à inscrire la question de l’obsolescence organisée dans les programmes des candidats aux élections présidentielles et législatives de 2017, sept associations (C2C Community, DemocracyOS, GreenIT.fr, Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP), Les Amis de la Terre, UFC-Que Choisir, Zero Waste France) lancent aujourd’hui la plateforme participative « OPé 2017 » dans l’objectif de trouver des solutions efficaces pour lutter contre cette pratique écologiquement et économiquement inacceptable.

L’obsolescence programmée : un enjeu économique et écologique majeur

L’obsolescence programmée désigne l’ensemble des pratiques qui raccourcissent la durée de vie ou d’utilisation d’un produit. Qu’il s’agisse d’obsolescence par défaut (panne), logicielle (mises à jour ralentissant un ordinateur) par incompatibilité (un téléphone seulement compatible avec des écouteurs Bluetooth), ou esthétique, le procédé est aujourd’hui répandu dans des produits de consommation devenus quasi-indispensables, et conduit à un rachat plus rapide du même bien.
Des produits moins durables, l’épuisement des matières premières, une production accrue de déchets et un impact à long terme sur le pouvoir d’achat des consommateurs… les problématiques résultant de l’obsolescence programmée sont nombreuses, et concernent directement les citoyens dans leur vie quotidienne. Si les rapports ou propositions sur le sujet ne manquent pas, l’absence criante de mesures transverses et efficaces ne peut perdurer.

1477061291-ope2017-lOpé2017 : une plateforme participative pour une prise de conscience active : lire la suite sur quechoisir.org

Article du site quechoisir.org, publié le 27/10/2016 par Maya DE OLIVEIRA 

1 novembre 2016

Ceta, Tafta : et les consommateurs dans tout ça ?

Le Ceta, le traité Europe-Canada, suscite des craintes légitimes, tout comme le Tafta, l’autre accord en préparation avec les États-Unis. Le point sur la situation et la place du consommateur dans les négociations.

Il devait être signé jeudi 27 octobre par le Conseil de l’Union européenne. Il ne l’a finalement pas été. Depuis que le gouvernement et le parlement de la Wallonie, soutenus par la région de Bruxelles-Capitale, se sont opposés à cette ratification, l’accord de libre-échange négocié entre l’Union européenne et le Canada, le Ceta(1), est menacé.

Si ce coup de théâtre désespère la plupart des gouvernements européens et le camp canadien, il en réjouit au contraire plus d’un, élus de tous bords, responsables associatifs ou simples citoyens qui ont multiplié, ces derniers temps, les manifestations anti-traités transatlantiques. Car si le Ceta suscite des inquiétudes, que dire de l’accord que l’Union européenne est en train de négocier avec les États-Unis, le TTIP, aussi connu sous le nom de Tafta(2) ?

Ces deux traités partagent de nombreux points communs. Si leur objectif est de libéraliser les échanges commerciaux, leur ambition va bien au-delà des conventions commerciales internationales classiques. Alors que ces dernières se focalisaient sur la réduction des droits de douane, ces deux nouveaux textes s’attaquent aux « barrières non tarifaires ». En clair, les réglementations contraignantes qui encadrent la circulation des produits. Les investisseurs n’y voient qu’entraves à leur business, mais elles contribuent souvent à la protection des consommateurs. Pour ces derniers, les effets positifs de ces traités restent hypothétiques et jusqu’ici non démontrés(3) alors que les risques de nivellement par le bas de leurs droits, eux, sont bien réels. Favoriser les échanges sans détricoter les législations protectrices pour les citoyens, c’est l’exercice délicat auquel doivent se livrer les négociateurs.

Or ceux-ci sont des hauts fonctionnaires de la Commission et le contrôle démocratique sur les négociations qu’ils mènent est incroyablement léger. Pour le Ceta, le Conseil de l’Union européenne (où sont représentés tous les États membres) a donné mandat à la Commission pour négocier le traité en avril 2009. Le document, qui énumère de manière plutôt vague les grands principes à respecter, a été tenu secret jusqu’en décembre 2015 ! Encore aujourd’hui, seule une partie a été rendue publique. À noter que les mots « consommateurs » ou « citoyens » n’y figurent même pas.

UN ACCORD DÉCEVANT POUR LES CONSOMMATEURS : lire la suite sur quechoisir.org

Alors que les citoyens européens sont demandeurs de davantage de démocratie, ces deux traités opèrent un mouvement inverse aussi bien dans les modalités de leurs discussions que sur le fond. Dans ce contexte, l’UFC-Que Choisir organise une conférence-débat le 28 novembre à l’Assemblée nationale.

Article site Quechoisir.org, publié le 28.10.2016

1 novembre 2016